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Voilà donc un terme anglais qui ne semble pas vouloir se traduire dans notre langue. On l’utilise donc encore avec des guillemets : "La liste des dix comédiens les plus "bankables", par exemple. La raison est sans doute que la traduction la plus simple : bancable ou banquable, a déjà un sens dans le commerce et la finance. Cela se dit des effets de commerce remplissant les conditions voulues pour être escomptés ou réescomptés. On dit aussi bancable quand c’est facilement négociable. Mais notre "bankable" d’aujourd’hui nous vient directement du figuré : "to be bankable", être une valeur sûre. Une idée "bankable" c’est une idée qui vaut de l’or, nous apprend le dictionnaire anglais. Mais ne pourrait-on pas ajouter ce nouveau sens aux précédents de l’adjectif "bancable" ? Ce ne serait pas une première ! Je pense à "tout à fait" qui n’était il y a quelques années que "totalement" et auquel sens on a ajouté un "oui" plus affirmé. Si je suis bien l’actualité des stars, je pense que Will Smith est bancable (essayons de traduire). J’en trouve la confirmation dans cet article d’une revue de cinéma sur le Net : "Will Smith est super bankable. Comme chaque année, la revue américaine Quigley Publishing a réalisé un sondage auprès des exploitants pour connaître la liste des acteurs américains qui ont rapporté le plus d’argent à Hollywood en 2008. Le grand vainqueur de l’année 2008 n’est autre que Will Smith, qui vient d’arriver à Paris pour assurer la promotion de son prochain film, Sept vies. Hancock et Sept vies cumulés, la star aurait généré plus de 624 M$ pour ses producteurs." Alors "bankable" bientôt "bancable" ?