Médias/Télé À la prochaine rentrée, Benjamin Maréchal sera le nouveau présentateur d’On n’est pas des pigeons.

" C’est la surprise du chef !", nous lance Benjamin Maréchal alors que nous réussissons à le joindre, ce vendredi soir. Après des mois passés dans l’ombre, l’ex-animateur de C’est vous qui le dites ! confirme qu’il prendra bien les commandes d’ On n’est pas des pigeons à la rentrée prochaine, suite au départ de Sébastien Nollevaux, présentateur emblématique du magazine de consommation depuis sept ans. " On travaillait sur un projet autour des fake news pour VivaCité et, lors de la dernière réunion de finalisation, François Tron (directeur des antennes TV, NdlR) me demande si cela m’intéresse de reprendre On n’est pas des pigeons. En fait, peu de gens le savaient en interne mais Sébastien voulait depuis longtemps arrêter l’émission pour faire de la production", explique Benjamin Maréchal qui n’entend pas révolutionner l’émission. " Quand t’arrives dans une émission qui a été portée par un animateur aussi emblématique, on te prête la volonté de tout révolutionner et de faire complètement à ta mode. Or ici, c’est vraiment une évolution. La production avait engagé une grande réflexion sur la transformation de l’émission. À la rentrée, elle sera plus réactive, plus proche de l’info et aura davantage un rôle d’investigation. C’est un renforcement des fondamentaux où je pourrais trouver mon compte. Ce n’est pas Benjamin Maréchal qui arrive, alors on vire tous les chroniqueurs, ce n’est pas du tout ça. Les mecs costauds seront toujours là."

Vous mettrez tout de même votre patte dans ce magazine…

"Évidemment. Je ne voulais pas juste prendre la place de Sébastien. Le producteur, Xavier Guilite, avait besoin de savoir si j’étais capable de travailler en équipe car à la radio, j’étais seul en version low cost. On a dû y réfléchir pendant quelques semaines. Ma réponse n’a donc pas été un oui franc et direct !"

Vous avez été chroniqueur dans On n’est pas des pigeons. Vous n’arriverez donc pas en terrain inconnu à la rentrée…

"Avant de m’occuper de la revue de presse, je faisais le Trois minutes pour convaincre . Au lieu d’envoyer le générique avec Sébastien qui disait bonjour, ils ont envoyé la deuxième partie dans laquelle je démarrais l’interview. Donc, techniquement, c’est moi qui ai, par un bug technique, inauguré On n’est pas des pigeons au tout début de son histoire ! (rires) Ce qui facilite grandement les choses est que j’arrive dans une équipe que je connais et qui me connaît très bien. Quand la machine à commentaires va se remettre en route, parce que je m’y attends, l’équipe aura fait le tri entre les rumeurs et les faits depuis bien longtemps."

Redoutez-vous le retour de ces critiques ?

"Je n’ai pas d’emprise sur les réseaux sociaux, mais j’ai parlé à tout le monde et on est clean dans notre tête et ça me suffit amplement."

Est-ce que l’antenne vous manquait ?

"Pas du tout ! S’il y a bien un mec à qui ça n’a pas manqué, c’est bien moi ! Mon enjeu était de retrouver l’envie de faire de la télévision après 18 ans de petits matins et le reste."

Est-ce que vous reviendrez également aux commandes de C’est vous qui le dites ! à la rentrée ?

"Non, c’est vraiment un truc qui est derrière moi. Lorsque j’ai annoncé mon départ de C’est vous qui le dites ! , ça faisait déjà un an et demi que je voulais passer à autre chose. Ce qui est très surprenant, plus pour ma femme que pour moi, c’est qu’il n’y a pas un seul jour où j’ai regretté mon choix de dire stop . Et je persiste sur le fait que c’est le meilleur choix professionnel que j’ai fait ! Ma seule attente du moment est qu’on se retrouve tous ensemble avec l’équipe des Pigeons, qu’on se dise les choses franchement en mettant les points sur les i et qu’on y aille ! C’est ma seule excitation."