Médias/Télé Saluant un théâtre vide en première page, le journal "Le Matin" paraissait samedi matin pour la dernière fois. Au fil des pages, chaque membre de la rédaction et les photographes ont tenu à émettre un commentaire, un sentiment, un souvenir sur leur collaboration au quotidien.

"J'ai eu l'honneur - court et court-circuté - de tenir le gouvernail de ce Titanic promis à l'iceberg", a conclu Jean-Pierre Désiron, rédacteur en chef ad intérim.

"Ecrire un dernier papier, c'est un peu comme le type à fusiller qui vient de recevoir sa dernière cigarette. Qu'est-ce qu'il pourrait bien encore raconter?", s'est interrogé Erik Rydberg, journaliste.

Au centre du quotidien, le directeur général Thierry Magerman a remercié lecteurs, librairies, annonceurs et membres du personnel d'avoir participé à leur manière à "l'aventure du 'Matin'". Il a terminé sur les mots: "Le Matin. Toute ressemblance avec un quotidien existant était purement fortuite".