Médias/Télé

Unique chaîne de télévision à vocation économique et financière dans le paysage audiovisuel belge, Canal Z s’est offert, ce lundi, un reformatage. Trois ans après son lancement pour la Flandre, un an et demi après son apparition sur les écrans francophones et bruxellois, les responsables de la chaîne estimaient qu’il était temps de faire peau neuve, “pour passer à un âge adulte”, selon les termes de son directeur marketing Walter Verrijcken.

NOUVEL HABILLAGE

Ce passage se marque principalement par une nouvelle identité visuelle : un nouveau logo, où le “Z” garde le premier rôle, et qui laisse tomber le dégradé jaune-bleu, mais aussi une nouvelle utilisation des couleurs et une disposition d’écran revue dans ses moindres détails. Jouant désormais sur l’alternance blanc-bleu, notamment dans son bandeau déroulant annonçant les informations du jour et les actions du Bel 20, l’habillage est désormais plus sobre et plus clair, d’où il ressort une image plus dynamique de la chaîne.

Au niveau de la programmation, Canal Z se repositionne pour mieux affronter un contexte économique difficile et tenter de redresser la barre, après avoir enregistré une perte de deux millions d’euros au cours de l’année 2001 “à cause notamment de la mauvaise conjoncture économique et des frais d’exploitation élevés”. En semaine, le principe reste le même: on fonctionne par boucle de 30 minutes, qui débutent toutes les demi-heures, mais on accentue l’aspect “News” de l’offre: "Canal Z et Kanaal Z ne sont pas des chaînes business, mais des chaînes d’information destinées à tous les publics intéressés par l’économie et la finance", précise Dirk Selleslagh, rédacteur en chef: “À ce titre, nous jouons véritablement le rôle de complément des journaux télévisés des chaînes généralistes.”

La grosse pièce reste le journal, diffusé à 20h30, et d’une durée de vingt minutes.

Suit l’actualité boursière du jour, présentée dans la séquence “les Marchés”, qui propose l’actualité boursière des principales places financières. Enfin, pour clôturer la boucle, une séquence de quatre minutes, différente chaque jour, permettra d’approfondir une thématique particulière: vision en perspective de l’économie le lundi, grandes tendances d’un secteur le mardi, top et flops des actions dans “Sélection” le mercredi, examen de la situation économique d’une région le jeudi et enfin, dans “Synthèse” le point sur l’actualité financière de la semaine le vendredi.

Quant à la boucle du week-end, elle s’est enrichie le 9 février du magazine “AnalyZe”, émission de débat entre les patrons et les analystes. Chaque semaine, Paul Gérard y reçoit le représentant d’une société face à un analyste financier pendant une vingtaine de minutes. Mais comme l’a précisé Séverine Cirlance, la rédactrice en chef adjointe de la chaîne, “une nouvelle émission ne signifie pas que nous nous reposons sur nos lauriers, nous réfléchissons par exemple déjà à de nouveaux magazines susceptibles de compléter notre programmation”.

ROULARTA TOUJOURS LÀ

Pour affronter l’avenir, la chaîne basée à Zellik s’est vue confirmer le soutien de Roularta, qui pourrait se retrouver seule actionnaire de Canal Z. En effet, la direction du groupe d’édition du “Tijd”, qui détient actuellement 50 pc du capital de la chaîne à parité avec Roularta, souhaite se débarrasser de sa participation dans CanalZ/KanaalZ et cherche un remplaçant.

Ce retrait devrait être accepté par le conseil d’administration du “Tijd” le 7 mars prochain, a indiqué Walter Verrijcken. Mais “Roularta nous a garanti qu’elle continuerait à nous soutenir seule si aucun remplaçant n’était trouvé", a-t-il aussi souligné.