Médias/Télé

Le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) tenait une conférence de presse ce mercredi matin pour présenter son bilan pour l'année 2017 après une année 2016 record.

Premier constat: le nombre de plaintes enregistrées l'an passé (116) a baissé par rapport à 2016 (129). "On est en deça de l'année précédente mais la tendance est à la croissance. Avant 2016, on était à 80-90 plaintes en moyenne par an", précise Muriel Hanot, secrétaire générale du CDJ.

En baisse, aussi, le nombre de dossiers ouverts par l'organe d'autorégulation (58 en 2017 contre 76 en 2016). Une tendance qui tient surtout à la recevabilité de ces plaintes (46,5% sont jugées recevables). "Habituellement, un tiers des plaintes étaient jugées irrecevables dans le passé, elles atteignent désormais près de 50%", confirme Muriel Hanot. La plupart des demandes sont laissées sans suite en raison d'une "absence d'enjeu déontologique" (65%).


Les personnes directement concernées

Concernant les plaintes qui ont donné lieu à l'ouverture d'un dossier par le CDJ, la plupart du temps elles émanent d'une personne directement concernée par l'article ou la séquence mise en cause (40 sur les 58). Précision importante: les plaintes transmises par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) reviennent à la hausse depuis deux ans.

Les médias ciblés par les 58 plaintes recevables étaient principalement les sites web d'information (28%), les quotidiens (22%) et les séquences TV (21%). La radio fait quant à elle une "percée" (5%).

En 2017, on compte 180 griefs relatifs au Code évoqués dans les 58 dossiers ouverts (20,56%). 

A noter, la hausse des plaintes pour absence de droits de réplique (publier une accusation sans contacter la personne concernée), atteinte au droits des personnes ou à la vie privée. 

En baisse, par contre, les dossiers instruits pour "stigmatisation, stéréotypes, racisme".


Record du nombre d'avis

Le CDJ a rendu 48 avis sur plainte cette année soit plus qu'en 2016 (39) notamment en raison des dossiers qu'il restait à boucler en 2016. Un record depuis la création du CDJ. 40% de ces avis ont été jugés comme fondés (19). 

L'organe d'autorégulation n'a pas qu'un rôle d'instruction mais peut également proposer une médiation. Sur les 58 dossiers ouverts en 2017, 13 ont débouché sur une telle procédure

Enfin, les demandes d'information adressées au CDJ par des particuliers ou des journalistes sont aussi en hausse (107 contre 73 en 2016).