Médias/Télé

La plus-value économique et sociétale de la radio-télévision flamande de service public VRT est comprise entre 2,2 et 2,5, ressort-il d'une étude présentée jeudi au parlement flamand. 

Le débat sur la plus-value de la VRT vit depuis plusieurs années au nord du pays. Une étude a été menée sur le sujet par le consultant imec-SMIT, l'université VUB et la Flanders Business School.

Elle conclut que le service public a engagé en 2016 des dépenses opérationnelles à hauteur de 292,3 millions d'euros, pour un impact économique total de 587,5 millions. Ce qui signifie que chaque euro que reçoit la VRT génère 2,2 euros au sein de la société. Ces 587,5 millions d'euros représentent aussi 5.767 équivalents temps plein.

Si l'on y ajoute les contributions payées la VRT, on arrive à 670 millions, soit une plus-value de 2,5 euros par euro.

Ces moyens vont en grande partie à des fournisseurs, notamment le secteur de la production indépendante. Une autre partie transite par les travailleurs du service public vers le reste de l'économie.

L'étude montre encore que les recettes totales de la VRT sont inférieures de 13% à la moyenne européenne et la dotation publique de 35%. Chaque Flamand paie 41 euros par an pour le service public, pour une moyenne en Europe de 63,1 euros.

Pour l'administrateur délégué de la VRT Paul Lambrechts, cette étude montre l'efficacité de l'entreprise ainsi que son effet de levier économique. Il rappelle au passage les efforts entrepris ces dernières années en termes d'efficacité.

Dans le même temps, M. Lambrechts tire la sonnette d'alarme: tandis que le coût de la vie a augmenté de 20% entre 2007 et 2017, la dotation de la VRT n'a augmenté que de 3,5% en montants absolus. "Les rediffusions remplacent de plus en plus les nouveaux contenus."