Médias/Télé "C’est pas tous les jours dimanche", le dimanche sur RTL-TVI, à 11h.

Magazine. Alors que l’émission politique de la RTBF, "À votre avis", a été déplacée au mercredi soir, celle de RTL-TVI se retrouve seule en piste le dimanche. "Ce changement du côté de la RTBF est une surprise. L’émission de Sacha Daout est différente de la mienne mais nous sommes pour l’alternative, pour que la politique soit captée par le plus grand nombre", nous confie Christophe Deborsu.

A l’heure de la rentrée, l’animateur n’a pas prévu de grandes révolutions. "On effectue des changements par petites touches en permanence tout en restant fidèle à ce qui est efficace", déclare celui qui dirige le débat alimenté par les chroniqueurs.

Une responsabilité importante

En plus de continuer à satisfaire un public de plus en plus présent, "C’est pas tous les jours dimanche" se doit de devenir la référence. "En étant seul à présent, j’ai une responsabilité encore plus grande. On doit proposer une émission au contenu riche et donner le pouvoir au débat", explique Christophe Deborsu, désireux de devenir journaliste politique depuis l’âge de 8 ans.

Pour préparer la rentrée de l’émission, l’équipe a travaillé le rythme, la longueur des débats sans toucher aux rubriques ni aux chroniqueurs. "Ce sont des grands journalistes, il y a une alchimie incroyable car ils sont très différents. Nos invités amènent aussi des scoops ou des questions uniques", se réjouit Christophe Deborsu qui précise que les audiences connaissent une progression permanente depuis 2016, malgré les événements terroristes de cette année-là.

La politique intrigue

Selon l’animateur, si le magazine se porte si bien, c’est aussi parce que la politique belge est devenue "bien plus passionnante que la politique française". Et puis, l’actualité politique ne manque pas en Belgique. Le journaliste entretient de bonnes relations avec la Flandre mais il est conscient que la menace, venant du Nord du pays, sur la démocratie belge renforce l’intérêt des citoyens, sans doute davantage inquiets sur ce sujet.

"La politique belge passionne les gens. Elle est unique au monde et on propose une émission unique au monde également. Non, le débat politique n’est pas mort et les politiciens s’en aperçoivent", observe Christophe Deborsu.

Pour préparer le débat dominical, l’animateur lit et va à la rencontre des politiques. "Je vais beaucoup au parlement wallon et je vais voir ce qu’il se passe au Nord", nous raconte-t-il.