Médias/Télé

Six cent cinquante mille. C'est le nombre moyen de téléspectateurs qui ont suivi les émissions électorales sur les antennes des deux principales chaînes francophones du pays: La Une - RTBF et RTL-TVI.

Avec une prédilection toutefois marquée pour la chaîne publique puisque de 19h à 23h30, La Une a rassemblé en moyenne 346 000 téléspectateurs contre 315 000 branchés dans le même temps sur RTL-TVI. A minuit, plus de 170 000 téléspectateurs regardaient encore La Une alors que RTL-TVI avait rendu l'antenne.

Difficile de comparer les audiences en détail car les temps forts de part et d'autre n'étaient pas synchronisés (démarrage plus hâtif, 17h30, et fin plus tardive sur La Une). C'est donc là que les Romains s'empoignent puisque selon le créneau horaire choisi, les résultats donnent soit la RTBF, soit RTL-TVI en tête, du moins en début de soirée. Mais aux heures des JT, force est pourtant de reconnaître que le JT ertébéen fédéra 516 300 téléspectateurs (33,9% de PDM) contre 469 900 pour RTL-TVI (31,7% de PDM).

Des résultats qui satisfont pleinement l'équipe de Reyers dont la mobilisation s'est effectuée dans des conditions internes difficiles (grève, plan Magellan, etc.). Une joie d'autant plus intense que la chaîne publique a repris la main in extremis. RTL-TVI et La Une ont en effet mené l'essentiel de la course préélectorale au coude-à-coude, chacune empochant l'une ou l'autre victoire d'étape.

De glorieux résultats qui ne masquent pas pour autant les quelques couacs observés au cours de la soirée et l'absence criante d'inventivité des écrans francophones face à l'offre néerlandophone.

Tous partants et gagnants?

Du côté d' AB 3, qui se lançait pour la première fois dans la course à la couverture électorale, les résultats sont tenus sous silence. «Une audience pas franchement formidable, en fait», finissent-ils par répondre. Optant pour «la continuité», ils se sont contentés d'une couverture de l'événement en rapport avec l'offre des jours précédents et de leurs moyens forcément restreints.

Quant à Télé Bruxelles, bien implantée dans l'arène politique bruxelloise depuis 1985, elle ne peut donner qu'une tendance générale sans estimation chiffrée précise, n'étant pas reliée aux mesures du Cim. «Plus de 250.000 auditeurs ont suivi la chaîne bruxelloise», estiment-ils au regard des réactions des téléspectateurs. Tendance largement en hausse, si l'on compare avec la couverture des élections communales du 8 mai 2000. Les responsables sont plus qu'heureux et se félicitent de leur progression: «hyper contents» est même le mot qui revenait le plus souvent.

© La Libre Belgique 2003