Médias/Télé "Cinékino : Grande-Bretagne" **, le premier épisode d'une série documentaire sur le cinéma européen, ce mardi 20/02 sur La trois, à 22h40.

Réalisée à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome et coproduite par la RTBF, la série documentaire "Cinékino", nous raconte, en dix épisodes de 26 minutes, l’histoire cinématographique de 10 pays et nous offre ainsi "un panorama éclectique de 120 ans de cinéma européen". Les historiens du cinéma Jean Ollé-Laprune et Rainer Rother ont conçu les épisodes, mis en scène par les réalisateurs Laurent Heynemann et Matthias Luthardt.

Après avoir découvert l’an dernier les épisodes consacrés au cinéma belge et français, place désormais au cinéma anglais et tchécoslovaque ce mardi, et ensuite au cinéma suisse (27/2), espagnol (6/3), autrichien (13/3) et polonais (20/3).

Du suspens aux comédies sociales

Comment raconter le cinéma britannique sans évoquer le légendaire agent 007 ? C’est avec ce personnage emblématique, d’abord interprété par Sean Connery, que s’ouvre le premier documentaire de la soirée. Dès le début, les producteurs américains du film jouent sur l’image de marque des Britanniques avec un James Bond calme, bien habillé et réprimant ses sentiments. Le cinéma anglais est aussi marqué par des "comédies pince-sans-rire", comme "Un poisson nommé Wanda", LA comédie des années 80. Et puis Stephen Frears réalise "My beautiful laundrette" en 1985 et incarne ainsi l’essor du cinéma britannique, avec un Daniel D. Lewis "bizarre et provocant" qui deviendra une star. Après ce film sur le racisme, l’homophobie et le néocapitalisme, Stephen Frears s’intéresse à la vie politique de son pays dans "The Queen", avec Helen Mirren.

Des chefs-d'œuvre "différents"

Ce volet sur la Grande-Bretagne, suivi à 23h05 par celui sur la Tchécoslovaquie, nous rappelle également la maîtrise du suspense de Hitchcock, l’une des scènes érotiques les plus commentées de l’histoire du cinéma (dans "Ne vous retournez pas") et la richesse qu’a apporté l’actrice Tilda Swinton au cinéma indépendant britannique.

Découpé en plusieurs parties grâce à une animation colorée, le documentaire épingle les personnalités et les réalisations emblématiques du 7e art anglais. Agrémenté d’archives et d’interviews, "Cinékino" fait (re)découvrir des chefs-d’œuvre et donne envie de les (re)voir. Il nous parle aussi de Channel 4, de Ken Loach, du brillant "Fish tank" et de l’impact de la maison de production "The Archers", qui a osé dévier du mainstream.