Médias/Télé Entretien

Huit animateurs en lice et deux à l’animation, c’est l’imposant casting du Grand quiz de la forêt qui verra quatre équipes tenter de démontrer leurs bonnes connaissances du poumon vert belge, ce soir sur La deux. Départager des scouts, des chasseurs, des urbains et des randonneurs, sous l’œil d’un expert forestier, c’est le tout nouveau job d’Elodie de Sélys qui vient de faire ses adieux à son émission d’archives "Ce jour-là". Explications.

"On s’y attendait depuis quelques mois à cause des rumeurs et de la réponse que l’on avait promis de nous donner "plus tard". On nous a dit que l’émission était supprimée pour raisons budgétaires." Avec un budget global, réservé aux émissions, en recul de 18 % par rapport à il y a deux ans, les restrictions sont en effet de mise à la RTBF.

Cette décision a cependant été vécue comme un "choc" par "une équipe mue par la volonté de bien faire les choses, très en accord avec l’idée du service public. Ce n’est jamais gai, une émission qui s’arrête, même si c’est leur vocation à toutes. Nous y étions d’autant plus attachés que pour la plupart d’entre nous, l’aventure remontait à ‘Archives’ (dès 2003), puis ‘Zoom arrière’ et ‘Ce jour-là’. On réfléchissait d’ailleurs à faire évoluer le concept afin de ne pas tomber à court de dates emblématiques."

Aujourd’hui, les voici tous "embarqués sur de nouvelles aventures". "J’aurais été ravie de continuer, je n’étais pas lassée, pas du tout. Même si je suis ravie de faire ces nouvelles expériences. Et ce n’est pas de la langue de bois ! Tant mieux si, par la force de choses, cela me permet de tester des choses totalement différentes car je ne me rends pas toujours compte de l’image que je renvoie." Celle d’une passionnée d’histoire, plus journaliste qu’animatrice, et donc rattachée à des émissions "sérieuses".

"J’ai déjà touché au divertissement avec ‘La Télé de A à Z’ ou ‘Ma télé bien-aimée’, même si je n’y étais que chroniqueuse. Et il ne s’agissait pas toujours de programmes de prime-time. Je n’étais pas trop stressée, cette fois, parce que Jean-Louis Lahaye est très aguerri. C’est donc plutôt excitant d’animer avec lui. Nous avons une bonne complémentarité : je prends le contre-pied de Jean-Louis dans le rôle de Madame Loyal. Il paraît que, sur les images, j’ai parfois l’air un peu consternée, mais en général, je suis assez bon public, donc ça va."

Jusqu’ici, Elodie de Sélys était souvent seule face à la caméra. "Ici, il y avait des groupes à gérer, on est porté par le public, c’est très agréable et très intéressant, d’autant que c’est mon premier jeu. Après, on verra le rendu sur antenne et la réaction du public... En même temps, il s’agit d’un quiz pédagogique, je ne change pas du tout au tout. Je ne danse pas seule sur un plateau. C’est donc un changement par touches, une évolution douce."

Prochaine étape, "Starter", dont le tournage démarre le 20 décembre. "J’ai mis trois minutes pour lire et accepter le projet parce que c’est un programme qui pourrait me tenter, à titre personnel, si je voulais m’investir dans les chapeaux ou lancer une épicerie bio. Le concept m’emballait, c’est l’occasion de tester un entre-deux, entre l’animation et l’interview." A ses yeux, il s’agit de "créer une position entre coach et arbitre", en s’inspirant de ce qui a déjà été fait : "Comme un chef" à la RTBF, ou "L’Amour est dans le pré".

"C’est un exercice intéressant parce qu’il n’est pas trop défini. Il s’agit d’aider les gens à se lancer dans une nouvelle activité. J’ai assisté au casting et certains sont vraiment balèzes, très déterminés, ils en rêvent depuis des années. J’ai un peu d’appréhension, mais je fonce tête baissée dans cette nouvelle activité. Et puis, il y a un réel engouement, nous avons reçu 500 candidatures en trois semaines. On sent l’envie, l’enthousiasme malgré la crise. C’est galvanisant. J’ai hâte de commencer cette aventure où il faudra instaurer un climat de confiance. Je vais profiter de mon expérience d’intervieweuse pour créer le lien avec le téléspectateur et tenter de recueillir les confidences des candidats."

Pour elle, la question n’est pas de savoir si ce qu’on lui propose est une émission sérieuse ou pas. "Ces deux expériences me plaisent tant que j’apprends et que je n’ai pas l’impression de faire la potiche. C’est une question d’implication dans le projet. Il faut oser sortir de son cocon, prendre quelques risques. J’espère que ‘Starter’ va vraiment aider les candidats à se lancer, et que ce ne sera pas seulement un show télé. Histoire de joindre l’utile à l’agréable et au festif."