Médias/Télé L'actualité ne cesse de se bousculer pour Emmanuelle Praet. La journaliste a envoyé un courrier, rédigé par Marc Uyttendaele, son avocat, à Mischaël Modrikamen.

Elle menace de porter plainte contre le président du parti populaire si celui-ci ne retire pas un photomontage publié sur le site du parti et diffusé sur les réseaux sociaux. On y voit trois visages la bouche bâillonnée par un ruban adhésif noir: Luc Trullemans, Mischaël Modrikamen et... Emmanuelle Praet. Or, cette dernière n'est pas et n'a jamais été membre de ce parti.

 "Je suis horrifiée, ce photomontage diffusé sur le site de ce parti est une honte ! J'ai immédiatement pris contact avec mon avocat, Marc Uyttendaele", écrit-elle sur son mur Facebook. "Une lettre vient de lui être envoyée lui sommant, sur le champ, d'enlever cette horreur. J'en ai ras-le-bol, marre, d'être associée à ce parti que je ne cautionne absolument pas. Ni aujourd'hui, ni hier, ni demain. J'espère être claire."

Dans ce courrier, Me Uytendaele précise qu'il s'agit "d'une atteinte inacceptable au droit à l'image" et que, à défaut de retirer cette publication du web, "des initiatives juridictionnelles seront prises."

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 Mischaël Modrikamen a réagi à la demande et aux propos d'Emmanuelle Praet. "Ce qui me paraît le plus important, c'est que nous nous battons pour la liberté d'expression, et contre le boycott systématique dont sont victimes les partis de droite. On lutte aussi pour la liberté de la presse, de la part de laquelle j'ai d'ailleurs vu très peu de soutien", estime-t-il. "Notre publication n'illustrait en aucun cas le fait qu'elle aurait rejoint notre parti. Ce n'est pas le cas. On voulait insister sur le boycott de la liberté d'expression en disant: à qui le tour? Je respecte la demande de Mme Praet: la publication a été retirée. J'attendais seulement plus de décence dans la manière de traîter notre mouvement. Elle devrait mieux savoir qui sont ses amis dans cette affaire..."