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A l'expression "fake news", préférez le terme "information fallacieuse" ou le néologisme "infox", a statué jeudi la Commission d'enrichissement de la langue française.

Ces deux termes doivent être utilisés "lorsqu'il s'agit de désigner une information mensongère ou délibérément biaisée", précise la commission dans une recommandation publiée au Journal officiel, "répandue par exemple pour favoriser un parti politique au détriment d'un autre, pour entacher la réputation d'une personnalité ou d'une entreprise, ou encore pour contredire une vérité scientifique établie".

Le néologisme 'infox', invariable, forgé à partir des mots "information" et "intoxication", était déjà cité dans la proposition de loi sur les fausses nouvelles.

"L'expression anglo-saxonne fake news, qui désigne un ensemble de procédés contribuant à la désinformation du public, a rapidement prospéré en français. Voilà une occasion de puiser dans les ressources de la langue pour trouver des équivalents français", souligne la Commission (CELF), présidée par l'académicien Frédéric Vitoux.

On pourra aussi recourir à d'autres termes existants, précise la CELF, comme "nouvelle fausse", "fausse nouvelle", "information fausse" ou "fausse information". Ils figurent déjà dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse ainsi que dans le code électoral, le code pénal ou le code monétaire et financier.

Ces mots ne sont d'usage obligatoire que dans les administrations et les établissements de l'État mais ils peuvent servir de référence, en particulier pour les traducteurs et les rédacteurs techniques, précise le site officiel www.culture.fr/franceterme, qui liste ces recommandations, publiées au Journal officiel avec l'accord de l'Académie française.

"En tout état de cause", la Commission d'enrichissement de la langue française "recommande l'emploi, au lieu de fake news, de l'un de ces termes, choisi en fonction du contexte".