Médias/Télé Une équipe de France 3 Midi-Pyrénées n'a pas trimé, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour suivre l'arrivée de migrants afghans à Toulouse. Le résultat est un reportage disponible sur la page Facebook de la section régionale de France 3. Long de moins de 20 secondes, il filme la descente de bus de ce petit groupe, visiblement fatigué.




Les journalistes chargés de modérer les sites web des grands médias sont habitués aux commentaires haineux sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, mais cette fois-ci, la déferlante a été telle que le rédacteur en chef de France 3 Midi-Pyrénées, Fabrice Valéry, s'est emparé de son clavier pour réagir.

"C'est une simple vidéo. De quelques secondes. (...) Quelques heures auparavant, ces réfugiés "vivaient" dans des conditions inhumaines dans la "jungle" de Calais."

Fabrice Valéry, qui rappelle l'attachement de France 3 à la liberté d'expression, écrit qu'il hésite pourtant à la restreindre. "Il y a la loi. Et puis il y a l'esprit. L'esprit, redisons-le, c'est celui de permettre au plus grand nombre de s'exprimer. Mais laisser le droit à l'expression n'empêche pas d'avoir un avis. La rédaction de France 3 Midi-Pyrénées, tout au long de l'année, à la télévision ou sur son site internet, a l'ambition de montrer la vie des gens qui habitent dans notre région, d'expliquer les faits d'actualité, de les contextualiser. Nous avons fait le choix de ne pas fermer les commentaires sur facebook mais sur certains sujets, des internautes, sous pseudonymes ou leur véritable identité, font tout pour nous pousser à restreindre la liberté d'expression."

Le site de la chaine d'information reprend également certaines joutes en exemple, sans dissimuler l'identité des commentateurs médisants. 

© Facebook

© Facebook

© Facebook

© Facebook

Sentiment d'invasion ou de ras-le-bol, certains commentaires manquent de rationnalité, selon le rédacteur. Mais il n'oublie pas de pointer, aussi, certains autres commentaires plus légers.

© Facebook

Sur Twitter, le candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron a réagi.