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"Nous voilà revenus à la saison des noix , nous écrit Cécile Dayez de Kruishoutem et je me demande d'où vient l'expression "gauler des noix" ?" Gauler c'est battre un arbre avec une gaule pour en faire tomber les fruits. La gaule est une longue perche, mais ce peut être aussi une baguette. On peut donc gauler les noix ou les pommes. Le mot gaule vient soit du francique "walu", soit du latin "vallus", pieu. Il entre dans la langue française au début du XIVe siècle et le verbe gauler, de son côté, a été utilisé au XVIe siècle par Rabelais. Le verbe a eu le sens populaire de battre, frapper. André Gide note dans son Journal en 1914 : "Des enfants gaulent les pommiers, et j'écoute avec ravissement la pluie des fruits, que les femmes ramassent dans l'herbe courte." Le sens moderne de gauler a évolué en verbe pronominal signifiant se faire prendre, se faire arrêter. Martin Rolland écrit dans "La rouquine" : " Interpellés, se sentant gaulés en flagrant délit, préférant perdre leur butin plutôt que se faire prendre, les trois types avaient détalé en vitesse, avec à leurs trousses les gardiens." De la même façon, une gaulée c'est soit une volée de coups de gaule, recevoir une gaulée c'est recevoir une raclée, soit une quantité de fruits abattus à la gaule. On peut parler d'une gaulée de noix. Aujourd'hui on dit couramment en langage populaire et familier d'une fille qu'elle est bien gaulée pour dire qu'elle est joliment faite. Et je passe sur l'expression argotique avoir la gaule !