Médias/Télé Jérôme Pitorin a tourné sa 100e émission à Bruxelles, avec l’envie d’apporter "un regard décalé".

Une clé s’enfonce dans la serrure de la grille protégeant le Manneken Pis, ce petit personnage emblématique de Bruxelles, connu mondialement. Un homme entre dans cet espace très privé pour y installer un drapeau. Ce mardi 17 octobre, le Manneken Pis va recevoir un nouveau costume. Vers 10h, devant quelques touristes, Jérôme Pitorin, suivi par une petite caméra, s’approche du lieu touristique. L’animateur de France 3 est en tournage pour "Echappées belles", qui consacrera une émission à la capitale belge en février prochain.

Le folklore à l’honneur

L’homme que Jérôme Pitorin interpelle à travers la grille, c’est Nicolas. Il n’est autre que l’habilleur officiel du bonhomme en bronze. Ce type de rencontre, c’est exactement ce que cherche "Echappées belles" pour faire découvrir "le côté exceptionnel et excentrique de la ville". Comme à son habitude depuis huit ans, l’animateur n’a aucune fiche en main. Il improvise l’échange avec curiosité, comme s’il avait déjà rencontré son interlocuteur. "Le folklore bruxellois est particulier et il y a un truc chez les Belges… Ils ne se prennent pas au sérieux", raconte Jérôme Pitorin entre deux prises.

L’animateur fait partie d’une équipe de tournage de quatre personnes : un réalisateur qui est également le cadreur, un ingénieur son et un assistant de production "multi-casquettes". Depuis dix jours, ils sillonnent Bruxelles à la rencontre de sa culture et de sa population. Aujourd’hui, Jérôme Pitorin a l’honneur d’habiller le Manneken Pis de son nouveau costume. "Lors des voyages, certaines personnes nous offrent des privilèges comme celui-ci. C’est important pour eux, il faut le respecter", confie l’animateur, qui alterne la présentation avec Sophie Jovillard et Raphaël Casabianca. La scène des deux hommes debout sur la fontaine pour habiller la statue intrigue les touristes. Et le tout est filmé de près grâce à une petite caméra embarquée, spécialement conçue pour que l’image reste stable malgré les mouvements. "L’idée n’est pas de filmer de manière brute, je demande qu’on me filme de près. On veut que le téléspectateur, dans son salon, ait le sentiment d’avoir vécu l’expérience comme nous", explique Jérôme Pitorin, apprécié pour le ton qu’il apporte à l’émission.

Un voyage par procuration

Bruxelles est la dernière destination d’une série sur l’Europe. Dans deux semaines, Jérôme Pitorin s’envole pour le Pérou, un pays "qui me fait rêver depuis l’enfance". Même s’il avoue avoir un job de rêve, l’animateur ne se considère pas comme un baroudeur. "L’émission est arrivée dans ma vie à un moment où j’ai pris goût aux voyages lointains. J’ai appris à voyager à travers ‘Echappées belles’", se souvient le journaliste. Le public de l’émission (essentiellement des seniors ou des amoureux du voyage) apprécie la simplicité et la proximité de ses animateurs. "Il y a une identification des gens qui nous regardent. On offre un voyage par procuration en partageant des moments de vie et des émotions", reconnaît Jérôme Pitorin.

L’équipe de France 3 a profité d’un travail réalisé en amont à Paris, avant leur arrivée. Les rendez-vous et les autorisations sont planifiés d’avance et Jérôme a étudié l’histoire du pays. "Une journée complète de tournage devient 7 minutes sur le plateau", annonce l’animateur. "On est là pour mettre en valeur des lieux et des gens. C’est une position vachement privilégiée", avoue-t-il simplement.