Médias/Télé France 3 relance sa collection documentaire et précise sa programmation pour la prochaine saison.

L’Heure D", la collection documentaire de France 3, revient pour un deuxième été. Elle diffuse, de façon inédite sur le réseau national, des films en 52 minutes déjà montrés dans une des 13 régions de France 3. "Après ‘L’Heure D’, ces documentaires pourront circuler sur le réseau", nous assure Emmanuel Migeot, directeur de l’Unité documentaires de la chaîne.

Premier film

Dès le mercredi 5 juillet (23h35), "La Belle vie" de Marion Gervais (Quark Production/France 3 Bretagne), ouvrira le bal. "Un vrai film d’auteur sur une bande d’enfants de 12, 13 ans", estime le patron des documentaires. Il a eu un autre "coup de cœur" pour un premier film, "Un temps de réflexion", de Juliette Touin (Les Films du Balibari/France 3 Centre), qui explore ce moment d’introspection traversé par des femmes avant d’avorter (le 19/7). "Les documentaires régionaux, auxquels nous allouons 10,5 millions d’euros par an, sur les 30 millions réservés au genre, sont une bonne porte d’entrée pour les premiers films", défend-t-il.

La programmation, éclectique, abordera des thèmes tels que le cancer ("Marie, dompteuse de crabes", le 12/7), la resocialisation ("Dites-moi que je m’aime", le 26/7), la vie de couple ("Ce sera bien", le 16/8) ou la désertification industrielle ("Il était une ville"). Avant le lancement de "L’Heure D", France 3 offrira trois soirées à "Conversations avec M. Poutine" d’Oliver Stone, 4x60 minutes coproduites avec Showtime. Pendant deux ans, le réalisateur a accumulé 50 heures d’entretien sur 12 rencontres avec le président russe. Les deux premiers épisodes, suivis d’un débat, seront diffusés le 26 juin en prime. Les épisodes 3 et 4 trouveront une place les 28 et 29 juin en deuxième partie de soirée.

L’Histoire en prime

Désireuse d’événementialiser sa grille, France 3 continuera d’exposer des documentaires en première partie de soirée, pour la saison 2017/2018.

"Après une année marquée par l’élection présidentielle, le prime sera marqué fortement par l’Histoire", précise Emmanuel Migeot. "Nous consacrerons une soirée à l’année 1917 : ‘1917, il était une fois la Révolution’, sera suivi de ‘1917, Lafayette nous voilà’ sur l’entrée en guerre des Américains. Ces deux événements ont profondément marqué le XXe siècle, avec la naissance de l’Union soviétique, et la fin de l’isolationnisme américain."

Autres moments forts de la case du lundi soir : "68, sous les pavés des flics", "Fortune et infortune des Bettencourt", "Dassault, une affaire de famille", ou un film sur "l’illusion coloniale".

Plus de contemporain le jeudi soir

Enfin, la case du jeudi en deuxième partie de soirée, "Docs interdits", va changer de nom et de ligne éditoriale. "Nous voulons continuer à investir le champ politique, mais en étant davantage contemporains. Au travers de films politiques au sens de ‘polis’, de ‘communauté des citoyens’, qui interrogent les fractures territoriales françaises, dont les résultats du scrutin présidentiel ont été révélateurs. Nous allons interroger la place du service public et des hommes qui l’incarnent. Les Français ont envie qu’on leur parle d’eux, de la France telle qu’elle est, dans ses difficultés et ses points positifs", insiste le directeur de l’Unité documentaires.

Pas question de se fermer, pour autant, à l’international. "Angela Merkel, la femme la plus puissante d’Europe" sera diffusé avant les législatives en Allemagne (le 24/9). En janvier dernier, "Bachar, moi ou le chaos" d’Antoine Vitkine avait séduit 1 million de téléspectateurs malgré l’heure tardive.