Médias/Télé "Questions à la Une" analyse la présence de nos voisins en Wallonie, à 20h20

Non, il n’y a pas que le milliardaire Marc Coucke qui investit en Wallonie. Depuis quinze ans, de nombreux hommes d’affaires du Nord du pays convoitent les terres du Sud. Mais pourquoi viennent-ils ? Qu’offre la Wallonie avec son taux de chômage deux fois plus élevé qu’en Flandre ? Avec son enquête Les Flamands vont-ils sauver la Wallonie ?H H, signée Danielle Welter, "Questions à la Une" part à la rencontre des hommes d’affaires qui ont choisi la Wallonie pour étendre leurs activités.

Une autre image de la Wallonie

A 78 ans, Willy Naessens prépare activement sa retraite. A la tête de plusieurs sociétés, son dernier projet consiste à investir en Wallonie, "plutôt que d’aller dans les pays de l’Est". "En Flandre, on fait face aujourd’hui à un manque d’espace et de main-d’œuvre. On vient en Wallonie pour résoudre ces problèmes, elle a ce qu’il nous faut", résume l’homme d’affaires flamand. Les experts s’accordent à dire que l’image du Wallon fainéant et de la Wallonie anti-capitaliste fait partie du passé. Même si le PIB de la Flandre reste supérieur à celui de la Wallonie, le Sud du pays offre plus d’opportunités aux investisseurs.

L’enquête de Danielle Welter personnalise un fait d’actualité grâce aux cas de différents investisseurs flamands. D’abord à l’hippodrome de Wallonie, à Ghlin, dont les tribunes sont essentiellement remplies de Flamands, ce qui permet à de nombreux Wallons d’avoir un travail dans ce domaine. Autre situation de "win-win" au Biopark de Gosselies, à Charleroi, où les laboratoires performants de plusieurs start-up en biotechnique sont devenus un investissement rentable et durable pour les investisseurs venus du Nord du pays. L’équipe de "Questions à la Une" va jusqu’à analyser, en les interrogeant, la présence importante de Flamands propriétaires d’une seconde résidence en Wallonie, et surtout dans les Ardennes. La qualité de vie et le côté vallonné et boisé de nos terres les ont fait rêver. "Le Flamand a besoin du Wallon pour être heureux", admet un Gantois installé en Wallonie.

Un Durbuy flamand

Parlons quand même de Marc Coucke. Celui qui croule encore sous les propositions après avoir investi plus de 100 millions d’euros à Durbuy ne s’est pas fait que des amis dans la région touristique.

Après le centre d’activités Adventure Valley et deux hôtels-restaurants, le propriétaire du club de foot d’Ostende espère pouvoir "garder des clients toute une journée à Durbuy". Mais quelques amoureux de leur région craignent pour l’environnement et un manque de place pour une foule de touristes.

"Tout ce qu’on a fait est respectueux de Durbuy. Il s’agit d’un projet à long terme, je ne vais pas revendre de sitôt", rassure Marc Coucke. Ce sont désormais nos voisins flamands qui font la pub de la Wallonie, ce qui pourrait bénéficier à chacun.