Médias/Télé

On va le rappeler pour la dernière fois cette année: pour devenir lauréat du Balfroid, on peut commettre maximum cinq fautes à la dictée.

Samedi, en finale au Heysel, seulement 42 des 798 participants au concours d'orthographe de «La Libre» et de la RTBF ont réussi à inscrire leur nom dans les tablettes du concours. C'est le plus mauvais résultat des huit dernières années.

Comment l'expliquer? Par le stress dû à la retransmission de l'événement en direct? Peut-être. Pourtant, il ne nous sembla pas que des enfants souffraient d'être «scrutés» par les caméras. Certains n'avaient même pas l'air d'être troublés lorsque la grue, ce grand bras articulé, s'arrêtait à quelques (dizaines de) centimètres au-dessus d'eux pour filmer leur copie. Cette chose-là est impressionnante, quand même, non? Apparemment, non.

Alors, quoi? Une dictée plus difficile que d'habitude? Mme Balfroid n'a en tout cas pas prétendu le contraire, nombre de finalistes oblige. Et les champions provinciaux -les vainqueurs des demi-finales- interrogés par Corinne Boulangier, au cours de la retransmission télé, ont assuré que, oui, c'était plus dur cette fois.

Suprématie des... filles

Autre fait remarquable: aux six premières places du concours, figurent six filles. Le prix de calligraphie a aussi été remporté par une candidate. Et le prix de la solidarité, qui récompense la classe qui... classe le mieux ses élèves? Que des filles aussi!

On peut aussi souligner ceci: le 31 janvier en demi-finale à Mons, le Hainaut n'avait qualifié que 14,56pc des concurrents. Médiocre. On pourrait peut-être dire que, samedi à Bruxelles, cette province a renversé la vapeur: la championne du Balfroid 2004 est Hennuyère. Emeline Dupuis, de l'Institut Saint-François d'Ath, a assuré qu'elle s'était peu préparée pour la dictée.

Revenons à l'après-midi de samedi. Deux grandes salles du Heysel avaient été aménagées: l'Auditorium 2000 et le Palais 10. Vers 12h45, Régis Dohogne, vice-président de l'asbl organisatrice Le Balfroid, prit son porte-voix et fendit la foule pour signaler qu'elle allait être partagée en deux: les enfants et un seul adulte accompagnant par enfant dans l'auditorium; le reste dans le palais.

Dans ce palais, on trouvait des chaises, un écran géant pour la retransmission de l'événement, des stands d'exposants et de quoi manger et boire. Dans l'auditorium, une fois que l'on y serait, fini, plus possible de sortir. «Donc, pour les toilettes, c'est maintenant.» Anecdote: il y avait file devant les toilettes de gauche et, devant celles de droite, personne. On n'a pas cherché à savoir pourquoi.

Le partage de la foule, doucement, se fit et à 13h25, l'Auditorium 2000 était rempli. Au premier rang, on reconnut Christoff Eilers, le petit garçon aveugle qui s'était qualifié lors de la demi-finale bruxelloise du 27 mars et qui avait impressionné par la précision de ses réponses à nos questions. Il était revenu au Heysel avec sa machine à écrire en braille. A ses côtés, deux petites filles malentendantes qui allaient bénéficier d'une traduction de la dictée en langue des signes.

Il restait trente bonnes minutes à attendre. Coralie, chauffeuse de salle, vint faire faire des exercices aux mioches. Il s'agit notamment d'apprendre à applaudir: cela donne du rythme à une émission de télévision et ça détend. Coralie la chauffeuse fit acclamer les bénévoles, nombreux, «qui ont travaillé pour vous, les enfants». Le Balfroid est une sacrée organisation; Guy Daloze, cheville ouvrière du concours, rappela qu'on commence à y penser chaque année dès le mois d'août.

On eut peine à croire que dans l'auditorium se trouvaient quelque 1700 personnes: entre les salves d'applaudissements d'échauffement, la foule était fort calme. Elle le resta durant toute la dictée.

© La Libre Belgique 2004





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