Médias/Télé "ArteKino Festival", jusqu’au 7/12 sur Arte.fr et en salles.

C’est la deuxième édition d’ArteKino Festival, un festival du cinéma européen créé par Arte et Festival Scope.

Du 1er au 17 décembre, les cinéphiles pourront découvrir 10 longs métrages européens sélectionnés dans des festivals. D’abord sur un site dédié, artekinofestival.com, disponible dans 45 pays, avec des sous-titres français, anglais, allemands et espagnols. Et depuis cette année, dans 17 salles de cinéma à travers la France (dont la Cinémathèque à Paris), et dans plusieurs villes (Londres, Madrid, Bucarest, Berlin et Sarajevo). Le seul prix remis est celui du public, invité à voter à l’issue de chaque vision.

"Le principal objectif d’ArteKino Festival est de permettre, à une large audience, l’accès en ligne à des longs métrages indépendants qui trouvent parfois difficilement le chemin des salles de cinéma en Europe, malgré la reconnaissance critique et les récompenses dans les plus prestigieux festivals internationaux", plaide, dans une note d’intention, Olivier Père, directeur artistique du festival et directeur de l’unité cinéma d’Arte France.

ArteKino Festival met en valeur de nouveaux talents. "Loin du moindre formatage, ces dix films remettent en question l’héritage de la modernité, proposent des récits complexes ou linéaires, inventent des systèmes formels capables d’accueillir les histoires de mondes passés ou présents, les secrets intimes et les forces de l’imaginaire", précise-t-il encore.

Histoires de familles

On notera que plusieurs films sélectionnés explorent la thématique familiale. Dans "Colo", la réalisatrice portugaise Teresa Villaverde observe l’implosion d’une famille touchée par la crise économique. Jan P. Matuszyncki retrace, avec "The Last Family", l’histoire vraie d’une famille polonaise, celle du peintre surréaliste Zdzislaw Beksinski, de sa femme Zofia, catholique convaincue, et de leur fils impulsif et suicidaire Tomasz, célèbre animateur radio.

Le réalisateur suédois Johannes Nyholm raconte, de son côté, dans "The Giant", comment un autiste trentenaire, séparé de sa mère à la naissance, se persuade qu’il la retrouvera en remportant un championnat de pétanque. Deux sœurs, les réalisatrices Clara et Laura Laperrousaz, se penchent, elles aussi, sur les tribulations d’un couple et de leurs deux filles lors de vacances au Portugal dans une maison de famille, dans "Soleil Battant".

Quant à "Bright Nights" de l’Allemand Thomas Arslan, il met en scène les retrouvailles d’un ingénieur autrichien avec son fils, perdu de vue depuis des années.