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Nous connaissions le mot "déchetterie", depuis la fin des années 80, et qui est le lieu aménagé pour accueillir et traiter des déchets toxiques ou recyclables. Mais voici le mot "déchettisme", que son créateur, Pascal Vrebos, définit comme une "expérience plastique qui fait réfléchir, dérange, houspille nos repères". L’artiste, de ces matériaux considérés comme indignes, a fait des objets étonnants, fouillis de symboles et concentrés de dépouilles. Jacques Vanaise signe un texte de présentation de cette exposition présentée dès aujourd’hui à la BW gallery, 74, avenue Louise à Bruxelles; on y trouve une signification. Par exemple : "De son passé fonctionnel, le déchet garde la trace de son usage. Très vite pourtant il sort de son contexte, il perd son utilité, il égare sa référence. Bientôt, le résidu oublie sa mésaventure. Il n’est plus rien. Personne ne le regarde A moins que le regard ne lui redonne un nouveau profil et ne l’emplisse à nouveau " Au-delà de la performance dangereuse de multiplier ses véhicules de communication, Pascal Vrebos s’affirme aussi comme un artiste plasticien. Pour en revenir au mot déchet, rappelons qu’il nous vient du verbe "déchoir", qui a donné d’abord le "déchiet", au XIVe siècle, puis "déchet". Il semble que le mot "dèche" vienne du même verbe déchoir, ainsi que le mot "déchéance", le fait de déchoir moralement. Ce mot déchéance a développé deux sens juridiques : la privation d’un droit et la privation d’une fonction. Il fut utilisé pour la première fois dans le "Discours sur le jugement de LouisXVI" de Robespierre en 1792 !