Médias/Télé Olivier Minne anime un concept inédit, sur France2, à 20h55 et le samedi.  Entretien. 

Alors que la saison 2017 de "Fort Boyard" n’est pas terminée, Olivier Minne lance, ce jeudi en prime time, un nouveau jeu sur France 2 : "5 anneaux d’or". Des personnalités telles que Stéphane Bern, Valérie Damidot, François Laborde ou Patrice Laffont s’affrontent au profit d’associations, dans un esprit bon enfant. Le jeu reviendra, ensuite, dans une version hebdomadaire dès samedi prochain, à 17h40. L’animateur nous livre les clés de ce concept original.

Quel est le principe de "5 anneaux d’or" ?

Il est simple. Deux équipes de deux candidats se font face. A chaque question posée par rapport à une illustration sur un écran géant, les équipes doivent répondre en positionnant un anneau sur l’écran, là où ils pensent que la réponse se trouve. Cela peut être des questions de logique, de concentration… sur base de photos, de dessins, de cartes ou de lignes du temps. Il y a 5 niveaux à franchir. Et l’anneau diminue en taille à mesure qu’on progresse dans le jeu. La marge d’erreur est de plus en plus réduite. Avec un grand anneau, on peut situer Rome au centre de la botte de l’Italie, mais s’il est tout petit, il faut être plus précis.

L’objectif était de rendre le quiz plus ludique ?

Oui, il permet de sortir d’un mode de réponse classique. C’est la raison pour laquelle ce jeu n’est pas seulement basé sur la connaissance mais aussi sur l’observation. Par exemple, qu’est-ce qu’on a changé sur une œuvre d’art connue de tous comme la Joconde ?

Jusqu’où s’élèvent les gains ?

Les candidats peuvent gagner jusque 20 000 euros. S’ils ont cramé leurs 5 anneaux au deuxième niveau, qui vaut 2500 euros, ils joueront la finale à 2 500 euros. Les deux duos se retrouvent en finale face à face, chacun avec sa propre cagnotte. Il y a ensuite une question commune pour les deux, et l’équipe avec la plus grosse cagnotte a la main pour décider si elle répond ou non à la question. Si elle décide de répondre et se trompe, elle perd sa cagnotte, au profit des adversaires. Si la question est trop compliquée, l’équipe qui a la main peut laisser jouer les adversaires. Si ces derniers se trompent, ceux qui avaient la main gagnent leur cagnotte. Cela peut basculer jusqu’au bout.

Qu’est-ce qui vous attire encore dans l’animation des jeux, après "La Cible", "Pyramide", "Intervilles" ou "Joker" ?

On ne m’associe plus qu’à ça. En même temps, ça me va bien, parce que c’est sans doute le genre le plus difficile à animer. Ce que je fais depuis 1992. Je pense par ailleurs que la vie est une farce dramatique et que le jeu permet d’échapper à ce pessimisme.

Et si vous pouviez faire tout autre chose ?

J’écrirais. Après le livre que j’ai sorti cette année ("Louis Jourdan : le dernier French Lover d’Hollywood" chez Séguier), mon éditeur, les lecteurs et les critiques m’incitent à continuer.