Médias/Télé

L'administrateur général de la RTBF a entamé, lundi, la présentation de son plan de restructuration auprès des différentes instances de l'entreprise. Hier, le Comité permanent a eu droit à un exposé par Jean-Paul Philippot du plan Magellan. Il enchaînera, ce mardi après-midi, avec le conseil d'administration.

Mais, dès ce matin, le patron de Reyers retrouvera les syndicats sur son chemin. Et au regard des propos tenus lundi par le syndicat socialiste (CGSP), le climat promet d'être tendu.

Informée en fin de semaine dernière des grandes lignes du plan (y compris le volet social), la CGSP - majoritaire - s'en est prise cette fois directement à Jean-Paul Philippot, accusé de commettre `un attentat contre l'entreprise qu'il est censé gérer, le plan ne tenant pas compte notamment de la réalité et des acquis´. Le préavis de grève pour vendredi prochain, auquel ne s'est pas associée la CSC, est maintenu et d'autres actions pourraient aussi voir le jour, prédit-on à la CGSP, où l'on va jusqu'à parler de `conflit social majeur´ en perspective.

Pommes de discorde

Sur le volet social du plan Magellan, la CGSP ne se fait pas à l'idée d'une révision du statut du personnel dans le sens d'un arrêt des nominations statutaires et d'une généralisation progressive de liens contractuels (ce qui nécessitera une modification du décret). Une autre pomme de discorde tient à la réorganisation des centres régionaux de la RTBF (lire notre précédente édition). Les changements proposés engendreraient des mutations de personnel entre les différents sites de travail, essentiellement vers Mons (site qui accueillera deux radios). Le nombre de 600 personnes est avancé par le syndicat CGSP qui juge cette mesure irrationnelle.

M.Philippot `veut hypertrophier le centre de production de Mons´, accuse la CGSP, qui indique que ce centre ne permet même pas d'accueillir la moitié du personnel destiné à y travailler, soit une centaine de personnes selon lui. De plus, c'est à Mons que se trouvent les studios de radio les plus anciens, alors que les plus performants sont à Liège et à Namur, dit encore le syndicat.

Sur le terrain politique, hormis quelques réactions sporadiques (le MR Marc Cools à Bruxelles et le PS Claude Desama à Verviers), tout indique que la majorité arc-en-ciel semble vouloir faire confiance à Jean-Paul Philippot. `Le ministre de l'Audiovisuel exprime sa totale solidarité avec M.Philippot´, disait-on notamment au cabinet de Richard Miller.

© La Libre Belgique 2002