Médias/Télé

Laurent Richard, journaliste à Premières Lignes, est à l’origine de « Forbidden Stories ». L’organisation internationale prolonge les enquêtes de journalistes assassinés ou emprisonnés. A commencer par Daphne Caruana Galizia, tuée dans l’explosion de sa voiture à Malte il y a six mois.


Depuis quand enquêtez-vous sur les dossiers de Daphne ?

Dès l’annonce de son décès, nous avons imaginé avec Bastian Obermayer, qui a révélé les Panama Papers (Süddeutsche Zeitung), comment poursuivre les enquêtes de Daphne Galizian sur la corruption ou le blanchiment d’argent. Nous avons rassemblé des partenaires au sein de l’organisation Forbidden Stories et contacté 45 journalistes issus de 18 organismes de presse et de 15 pays différents, dont le New York Times, le Guardian, Reuters, Premières Lignes, la cellule investigation de Radio France, Le Monde et France 2. Ils avaient tous l’expérience de l’investigation et de la collaboration journalistique. Nous avons constitué ce groupe en secret, et enquêtons depuis octobre 2017.

Comment vous coordonnez-vous ? Vous inspirez-vous des Panama Papers ?

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