Médias/Télé

C'est une première: la RTBF va faire l'objet d'un débat politique de fond à partir de ce mardi. Programmé pour se clôturer fin mars, il se tiendra au sein de la commission «culture, audiovisuel, aide à la presse et cinéma» du parlement de la Communauté française.

L'auteur de l'initiative n'est autre que Richard Miller, le turbulent ministre libéral de l'Audiovisuel ayant la tutelle sur notre radio-télévision de service public. «C'est à nous qu'il revient de formuler ce que nous attendons de la RTBF et de définir le contenu des missions de service public qui sont les siennes», avait lancé le ministre, le 21 novembre dernier, à la tribune du parlement communautaire. M.Miller avait cru bon de préciser, à l'attention des députés, que l'exercice devrait être mené «sans a priori idéologique et sans tabou»

L'idée fut lancée alors que la direction et le conseil d'administration de l'entreprise publique culturelle autonome étaient en pleine cogitation sur le «plan d'entreprise stratégique 2001-2005» (baptisé plan Druitte dans sa première mouture). Ce plan, dont nous reparlons ci-contre, servira de référence lors de la renégociation prévue à partir d'avril du contrat de gestion de la RTBF.

L'objectif du débat parlementaire, qui s'amorce ce matin avec un exposé de Richard Miller, vise à nourrir la position que le gouvernement de la Communauté française défendra lors de ladite renégociation. «Le débat s'inscrit dans la perspective du nouveau contrat de gestion, et rien d'autre», précise Daniel Josse (Ecolo), président de la commission.

Outre l'intervention de M.Miller, les membres de la commission s'accorderont aujourd'hui sur la liste des personnalités à auditionner. Christian Druitte, administrateur général de la RTBF, est d'ores et déjà convié pour le 31 janvier. Devraient suivre les différents directeurs de Reyers (MM.Lovérius, Gallet, Delacroix), les membres du Comité permanent, Evelyne Lentzen (Conseil supérieur de l'audiovisuel) et Henry Ingberg (Communauté française). On évoque également des représentants du personnel (Association des journalistes, syndicats, producteurs), de la RMB (régie publicitaire), des câblo-distributeurs, des téléspectateurs (ATA), etc.

A raison de deux ou trois séances (publiques!) par mois, le but est de soumettre un rapport des travaux en séance plénière vers le début du mois d'avril.

© La Libre Belgique 2001