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La rénovation de l'Atomium touche à sa fin: le plus «zinneke» des bâtiments belges rouvrira ses portes au public le 18 février 2006 et fera l'objet d'une grande fête populaire le week-end de Pâques. La restauration de ce survivant de 1958 -initialement, il devait être démonté après l'Expo- a constitué une opération délicate: une à une, les énormes sphères ont été déshabillées et revêtues d'une nouvelle couverture, en inox, tandis que la structure intérieure était renforcée. «Les neuves boules» * (

«C'est la vie», la une, 20h20) aborde ce chantier par la tangente: en suivant un véritable passionné de l'Atomium et de l'Expo 58 qui les avait découverts à l'âge de 7 ans. La collection d'Emile Van Bemst dépasse aujourd'hui les 3500 pièces, sans compter d'innombrables clichés... Armé de son appareil photo, il suit de très près les travaux de rénovation. Il rencontre ainsi les ouvriers «voltigeurs» qui se déplacent autour des gigantesques boules, attachés par leurs harnais, régulièrement suspendus dans le vide à plusieurs dizaines de mètres de haut. Le reportage livre quelques images impressionnantes de leur travail, filmées de là-haut.

Il esquisse le récit d'une rencontre: les travailleurs de l'extrême expliquent leur boulot à l'amateur éclairé Emile Van Bemst, qui de son côté leur raconte l'histoire de l'Atomium.

Le hic, c'est que «Les neuves boules» voyage sans cesse de l'un à l'autre de ces deux thèmes -traités, formellement, de manière différente- sans donner à l'un le rôle de fil conducteur, et ne fait donc que les survoler, laissant le téléspectateur sur sa faim -tout en réveillant sans doute la curiosité et l'intérêt de nombreux Belges pour le génial Atomium.

(S.L.)

© La Libre Belgique 2005