Médias/Télé

PORTRAIT

Nicolas Crousse s'apprête à fêter ses 38 ans. Derrière lui, déjà une foule d'aventures façon -pour certaines- 400 coups de Truffaut. «Nicolas, c'est un type qui fonctionne au culot», résume un de ses anciens collègues journalistes.

Avant même de décrocher son diplôme de journaliste à l'ULB, il rêve de grands reportages. En 1989, il s'en va sur un coup de tête, d'abord au Rwanda pour couvrir le conflit ethnique entre Tutsis et Hutus, ensuite à Prague pour assister en direct à la chute du régime communiste. «Je suis parti dans la nuit du 23 au 24 novembre 1989, avec Taxistop, et j'ai assisté à la chute du régime sur la place Venceslas», raconte-t-il les yeux pétillants. Ses reportages passeront dans «Le Vif» et «Le Soir». Sa collaboration avec le newsmagazine se poursuivra jusqu'en 1998. Il en deviendra notamment le chroniqueur de musique classique. «Sans la moindre compétence musicologique, mais ça m'a permis de rencontrer les plus grands musiciens: Isaac Stern, Rostropovich...»

En août 1998, le tout nouveau «Matin» fait appel à sa plume. L'aventure se terminera en avril 2001, lors de la disparition du titre progressiste. Il y aura mené sa première expérience satirique: l'organisation de la première semaine internationale de la mauvaise humeur!

Il enchaîne avec trois ouvrages. Le plus récent: «Voxy Lady», livre sur les grandes voix féminines et réponse au «Voxy Man» de sa compagne Véronique Navarre. Il sera également l'initiateur d'un ouvrage sur le cinéma européen en duo avec Fabian Maray (lequel l'a aujourd'hui suivi à «Pan»). En 2002, il se retrouve aussi aux côtés de trois célèbres allumés: Benoît Delépine (un des créateurs des «Guignols» de Canal+), Noël Godin (l'entarteur) et Matthias Sanderson (journaliste à Arte). Titre de l'opus ouvertement subversif: «Dix réjouissantes façons de planter le système»...

Histoire d'arrondir les fins de mois, il endosse en août 2001 le rôle d'attaché de presse du libéral Richard Miller. Il en profite aussi pour réaliser un de ses rêves: le «Transsibérien». Il en fera une série radio sur La Première et un reportage dans «La Libre».

De retour, il devient le porte- parole de la socialiste flamande Freya Van den Bossche. «Du jour au lendemain, j'ai eu beaucoup d'ennemis envieux dans le milieu», ironise Nicolas Crousse. Une expérience rapidement interrompue par «Pan».

© La Libre Belgique 2004