Médias/Télé Un film à la gloire de trois champions, du grand-père au petit-fils. A découvrir sur France 4, à 20 h 55.

C’est un portrait laudatif mais intéressant que propose France 4 autour de trois générations de champions : Zacharie, Yannick et Joakim Noah. Le premier, joueur de football professionnel, gagna avec l’équipe de Sedan la Coupe de France en 1961. Le deuxième, vainqueur des Internationaux de France de Roland-Garros en juin 1983, n’a pas été égalé par un Français depuis sur ce terrain. Le troisième s’illustre dans le monde du basket-ball professionnel, sacré en avril 2014 meilleur défenseur de la prestigieuse NBA.

La saga Noah : une famille de champions retrace, avec force superlatifs, le parcours unique de ces trois sportifs d’exception, réunis par une même foi, un même feu, un goût identique pour le travail acharné et l’abnégation au service d’un rêve. La plus grosse partie du documentaire est consacrée au parcours du tennisman. C’est à 11 ans que Yannick Noah quitte Yaoundé au Cameroun et son cocon familial pour intégrer le sport-études de Nice. Quelques mois plus tôt, le champion Arthur Ashe, en exhibition dans son club de tennis, repère le talent du jeune Yannick et lui promet de parler de lui au président de la Fédération française de tennis de l’époque, Philippe Chatrier.

Reconversion réussie

Ses entraîneurs, Patrice Beust et Patrice Hagelauer, sa sœur Nathalie, ses amis Jean-Louis Aubert, Moulinot, Guy Forget, Cédric Pioline ou Manu Dibango, l’ancien footballeur Alain Roche, ainsi que des journalistes sportifs racontent avec émotion comment Yannick Noah a gravi les échelons jusqu’au sacre de Roland-Garros. Comment il s’est reconverti ensuite dans la musique, pour performer à nouveau dans le monde du tennis, en tant que coach cette fois, capitaine de la Coupe Davis (trois victoires) et de la Fed Cup (une victoire).

Sans artifice, la réalisatrice Ingrid Angeloglou raconte, en parallèle, la carrière du père de Yannick, Zacharie, et celle de son fils, Joakim. Zacharie apparaît comme le pilier de cette aventure familiale inédite.

Seul Noir de son équipe, à Sedan, cet homme au mental d’acier a dû se battre pour se faire respecter. De même avait-il dû braver les regards et assumer le couple mixte qu’il formait avec une femme blanche, Marie-Claire, en France puis au Cameroun, dans une société encore très peu tolérante. C’est avec la même rage de vaincre que Joakim, pourtant peu développé physiquement lorsqu’il décide de se consacrer à 100 % au basket-ball, a réussi à s’imposer dans le championnat américain.