Médias/Télé

Si les deux principaux rendez-vous d'information de la RTBF (12 h 45 et 19 h 30) ont leur présentateurs attitrés, il n'en va pas de même du JT Soir qui, depuis toujours, sert de banc d'essai aux futures stars des directs de l'info. Ainsi a-t-on vu fleurir ces dernières années les visages d'Anne Delvaux, Sabine Breulet, Hadja Lahbib ou Paul Germain - en «vacances» d'Ecran témoin et en pleine préparation de son projet d'émission pour le début de novembre.

D'autres ont fait leur apparition il y a quelques mois, voire quelques semaines à peine, tels Véronique Barbier, Pascal Bustamante, Sacha Daoût, Nathalie Maleux ou Gérald Vandenbergh. Des recrues issues tant des centres régionaux que du Centre de production de Bruxelles (CPB) qui apparaissent là à un rytme variant selon les forces en présence dans chaque rédaction.

«Cette mécanique de test est constante. Cela participe à la formation à l'antenne, explique le rédacteur en chef des JT Michel Konen. On peut faire cet essai sur JT Soir parce que tous les sujets sont prêts et qu'il ne s'agit que de rafraîchir l'édition. J'essaie de repérer les potentialités au sein des rédactions. Mais parfois on se trompe. Ce n'est pas une question de beauté physique. La caméra aime certains visages et d'autres pas. Tous ont commencé par là: Vande Meerssche, De Brigode, Bredael, etc.»

Présentations

Véronique Barbier, originaire de Ath, a d'abord été correspondante en Hainaut pour la RTBF et brièvement pour «Le Soir». Animatrice de radio depuis l'âge de 14 ans (elle en a 31), elle a opté pour ce média. Sous contrat à la RTBF, elle est attachée au CPB depuis six ans. Cette diplômée de l'Ihecs voit dans cette expérience nouvelle la possibilité d'explorer «une autre facette de mon métier». Sans renier ses sujets de prédilection: les reportages de terrain et les sujets de proximité.

Sorti de l'Ihecs en 1992, Pascal Bustamante est âgé de 35 ans. Michel Konen dit de lui qu'il a «le don des langues» mais le plus surprenant est le lieu où il a fait son apprentissage: au service d'information de la Défense, durant son service militaire. Une expérience «déterminante» qui lui a permis d'apprendre le métier «sur le terrain en Belgique, en Bosnie, en Somalie...» Après une courte période où il n'exerce plus le journalisme qu'à titre complémentaire, il revient à ses premières amours et atterrit au CPB, en 1997. Son passage à la rédaction du JT remonte à deux ans où il reste attaché à la cellule «belge».

Licencié en journalisme et communication de l'ULB, Sacha Daout a fait ses premières armes en commentant pour Canal C (radio namuroise) les matches de football provinciaux. Il a ensuite effectué des piges au service sportif de la RTBF. Après un stage à Namur, il est affecté à la présentation des infos en radio. Ses prédilections vont aux matières judiciaires - il suit le procès Pirson - et au sport.

Agée de 28 ans, Nathalie Maleux a connu un parcours plus haché depuis sa sortie de l'ULB en 1995. D'abord, quelques «piges» à la RTBF Liège, passage ensuite à Radio Contact Malmedy où elle poursuit sa traque des infos locales. Arrivée ensuite à Bruxelles où elle touche de l'information nationale pour Bel RTL. Elle est alors rappelée à la RTBF Liège pour effectuer un remplacement. En avril 2000, elle est remarquée par Michel Konen lors de la catastrophe de Stavelot. Elle reste attachée à la «cellule belge - société» du CPB.

Ses études à l'ULB terminées, il aura fallu plusieurs années à Gérald Vandenbergh (32 ans) pour revenir au journalisme. Après un détour par la commission européenne et à Canal+, où il oeuvre comme téléphoniste, il passe avec brio l'examen de sélection du CPB en 1996. Engagé dans la rédaction de Michel Konen en 2000, il rêve de présenter le JT Soir sans cravate et présente une chronique BD sur Musique 3 «par pur plaisir».

© La Libre Belgique 2001