Médias/Télé

Le blush entre les mains, la maquilleuse déléguée par la RTBF pour parfaire le teint des invités de la grand-messe annuelle du Balfroid, peaufine le visage de Corinne Boulangier. La co-présentatrice de l'émission, avec Jacques Mercier, a le sourire mais confie pourtant un léger trac. «C'est ainsi à chaque émission, je n'y peux rien», souligne la sympathique blonde en ajustant son chemisier.

Entre rires et concertation

Dans les vestiaires, Manu Champagne détend comme il se doit l'atmosphère. Et le journaliste sportif, Marc Delire échange avec son ami footballeur et néanmoins consultant ertébéen, Benoît Thans, quelques vieux souvenirs.

«Petit, j'étais plutôt doué en français, surtout en orthographe raconte le grand Benoît. Mais avec le temps, les choses ont un peu changé et je suis devenu footballeur... (rires!) Mais je crois avoir conservé les bases».

A ses côtés, jubilant un rien, Marc Delire va plus loin. «J'étais excellent en dictée lorsque j'étais en primaire. J'étais toujours premier. Aujourd'hui, ce qui compte surtout, c'est de faire mieux que Benoît!» L'émission commence et les huit «vedettes» s'élancent dans l'arène enfantine pour revivre, l'instant d'une dictée, le bon vieux temps des règles scolaires et de l'encre sur les doigts. «Vérifiez vos stylo et effaceur» lance Mme Balfroid en décachetant l'enveloppe contenant l'ultime dictée 2004.

A cet instant, le stress envahit les rangs des grands élèves. «J'ai pas d'effaceur!», chuchote l'explorateur Alain Hubert à sa journaliste de voisine, Laurence Bertels. «Moi, oui», lui répondit-elle souriante en agitant l'outil indispensable doublement capuchonné. Arrive «la» dictée. Marc Delire mordille son stylo dès la première lecture. Concentrés, le présentateur Adrien Joveneau et le scénariste de BD Raoul Cauvin dispensent de légers soupirs en tapotant sur leur feuille d'examen. «Waow, ça, c'est d'la dictée!», lâche l'animateur Walid à la jolie Rachel, sa complice à l'écran. On se concerte peu discrètement. «On s'est même échangé des fautes» précisera Rachel. On rigole encore des dix mots barbares de Liliane Balfroid. «Y a des mots dingues! De toute manière, il y a peu de chance qu'on nous départage», ajoute en bout de course, Marc Delire. Au final, les uns et les autres sont satisfaits de leur prestation. Raoul Cauvin a rendu une copie illustrée. Décidément, on ne se refait pas.

© La Libre Belgique 2004