Médias/Télé Le documentaire "Ma vie au pensionnat" **, ce mardi sur La Deux, à 20h35.


Septembre, l’heure de la rentrée scolaire a sonné. Pour Paul, Killian, Jougui et Yanis, il ne va pas s’agir d’une école comme les autres. Si tous les quatre vont suivre un cursus scolaire normal, ils ne rentreront pas auprès de leurs parents chaque soir. En effet, comme 250 000 jeunes Français chaque année, ils intègrent un pensionnat, ce qu’on appelle l’internat en Belgique.

Pendant les deux premiers mois de l’année scolaire, Laeticia Pongi et son équipe ont suivi le quotidien de ces quatre élèves dans quatre pensionnats différents. Son documentaire "Ma vie au pensionnat" est une immersion dans cet univers atypique qui leur impose, au-delà des cours, une discipline et un savoir-vivre.

Nouveaux cadres de vie

Paul fait partie des 120 nouveaux élèves du pensionnat de Tersac, l’un des plus coûteux de France. Uniforme, cours de culture générale et de bonnes manières dispensés par le directeur lui-même, dortoir et horaires stricts sont caractéristiques de l’établissement. Surveillés en permanence, les élèves de Tersac ont la réputation de tous réussir leur Bac. Les caméras suivent Paul qui, bien qu’il espérait être premier de sa classe, devra se résoudre à travailler davantage pour y parvenir. Le documentaire dévoile également les témoignages des hommes qui encadrent les jeunes, partagés entre plusieurs rôles.

Yanis s’inscrit dans le parcours de ses idoles en intégrant l’école de l’Institut national de Football, à Clairefontaine. Après les cours généraux le matin, le jeune prodige s’entraîne sur le terrain avec les 22 autres garçons sélectionnés.

Le cas de Jougui est particulier car elle n’est encore qu’en primaire. Comme sa mère et sa grand-mère avant elle, la fille de forains vit au pensionnat la semaine. Ses parents lui garantissent de cette manière un cadre scolaire régulier et rassurant. Malgré le soutien des éducatrices, Jougui a mis des semaines à accepter d’être loin de sa famille.

Là où on ne rigole pas, c’est au Lycée militaire d’Autun. Comme s’en est aperçu Killian, l’encadrement est sévère et les journées sont longues. Mais il s’y est parfaitement adapté grâce à l’esprit de camaraderie.

Une pression… positive

Le documentaire nous fait voyager d’un pensionnat à l’autre pour faire immerger les différentes raisons d’y placer son enfant. Entre la pression des parents et la difficulté d’être loin d’eux, la volonté de réussir et la solidarité entre les jeunes gagnent partout.