`Magellan´ projette la RTBF en 2007

Pierre-François Lovens Publié le - Mis à jour le

Médias/Télé

Le plan Magellan, que l'administrateur général de la RTBF présentera ce mercredi au personnel de l'entreprise publique autonome, filtre depuis quelques jours dans la presse par bribes (lire nos deux précédentes éditions). Nous sommes désormais en possession de l'ensemble du document, un texte long de cinquante-cinq pages. En voici les axes majeurs.

1 Positionnement stratégique. Sur le front de la radio, le choix se confirme d'un repositionnement des chaînes avec l'ambition de devenir le leader en Communauté française à l'horizon 2007. La nouvelle offre radio de la RTBF, dont la mise en oeuvre interviendrait dans le courant de l'année prochaine, s'articulerait autour de cinq chaînes. Un: La Première, positionnée sur le créneau `info & talk´. Deux: une radio dite d'affiliation (`informer et divertir un large public populaire´), née sur les cendres de Fréquence Wallonie et de Bruxelles Capitale. Trois: une radio `Energie´ ciblée sur les jeunes adultes (news et musique). Quatre: Radio 21 repositionnée sur le `classic rock´. Cinq: Musique 3 (inchangée).

En télévision, la RTBF envisage sur le moyen terme d'émettre trois chaînes (une généraliste et deux `ciblées´). Pour l'heure, La Une et la deux restent d'actualité, mais avec des objectifs d'audience plus ambitieux.

2 Structures d'organisation. Pour les radios, la proposition de Jean-Paul Philippot est de localiser les cinq chaînes sur deux sites: Mons (chaîne d'affiliation et Musique 3) et Bruxelles (desk info, La Première, Radio 21 et `Energie´).

Le directeur de la radio chapeautera des responsables de chaînes (chargés de la programmation, de la promotion et de la production), des responsables de l'info et une direction technique.

En télévision, le nouveau modèle opérationnel accordera également une responsabilité prépondérante aux trois directeurs de chaînes (La Une, la deux et RTBF Sat, avec responsabilité sur la programmation, la cohérence artistique et l'allocation des moyens). Les centres régionaux seront transformés en `unités de production spécialisées´. Chaque unité se verra attribuer une `unité de programme´ : information et sport à Bruxelles; divertissement, jeux et variétés à Liège; magazines, documentaires et jeunesse à Charleroi. Il est à noter que le plan envisage une revente du bâtiment Reyers en 2007 (valorisé à 31 millions d'euros) et un nouveau site pour le centre de Liège. Quant au centre de Namur, il accueillera une rédaction spécialisée dans l'information wallonne.

3 Organigramme. Le pilotage opérationnel de la RTBF s'effectuera à l'avenir au travers de 32 postes de direction. L'architecture de la nouvelle `hiérarchie´ - dont on attend le renouvellement dès cette année - s'articulera en cinq niveaux: un comité de direction restreint; les responsables de chaînes (radio et TV) et des unités de programme (TV); des responsables transversaux (infrastructure, normes de production et planning); fonctions d'appui; des responsables de rédaction, auxquels on adjoindra - sous l'autorité de l'administrateur général - un directeur de l'information et de l'éthique.

4 Plan financier. Dans l'hypothèse où la RTBF devait supporter elle-même toutes les charges liées au plan de restructuration (volet social) et aux investissements exceptionnels (134 millions d'euros sur 5 ans), seule une revente de Reyers permettrait d'absorber une partie des déficits cumulés et de dégager un bénéfice exceptionnel pour 2007. En revanche, si la RTBF ne prend en charge que 30 pc des investissements (le solde étant couvert par un emprunt), l'équilibre financier serait rétabli dès 2006.

© La Libre Belgique 2002

Pierre-François Lovens

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