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Metropolis, magazine culturel européen, propose quelques jours avant l'ouverture d'une nouvelle exposition Magritte à Paris (du 11 février au 9 juin), un éclairage inhabituel sur la vie du peintre belge mondialement célèbre. e réalisateur belge Jean Antoine qui fut à la pointe de l'actualité artistique dès les années soixante, remonte dans ses souvenirs pour nous présenter l'infortune de René Magritte, dont les oeuvres sont aujourd'hui parmi les plus chères de l'art moderne. De l'échec de son aventure parisienne à la semi-réussite à la fin de sa vie, l'homme au chapeau melon a vécu modestement à l'écart de la ville, plantant son chevalet, son seul atelier, à côté de la table de la petite salle à manger. Egratigné par la critique, négligé par les marchands, Magritte trouvait son seul réconfort dans la compagnie des ses amis les surréalistes belges. Les interviews de l'artiste, de son épouse Georgette, de Scutenaire le plus fidèle de ses amis, émaillent un document qui contraste avec la gloire posthume du peintre hennuyer rendu célèbre grâce à un avocat new-yorkais. Les deux autres moments forts de l'émission sont deux interviews. Celle de Catherine Gide, la fille de l'écrivain, qui vient de trouver et de faire publier «Le Ramier», récit érotique d'une nuit d'amour homosexuelle entre l'auteur et un jeune homme. Celle de Agustina Bessa-Luis, célèbre romancière portugaise dont les ouvrages sont pétris d'une violence qui lui valut d'être remarquée par le cinéaste Manoel de Oliveira pour qui elle devint scénariste. Une émission qui dresse des portraits inhabituels et révèle la vraie personnalité des auteurs.

© La Libre Belgique 2003