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Hier soir, c'est François de Brigode qui était exceptionnellement à la barre du JT. Mais dès ce samedi, deux jours après l'annonce, jeudi, de son remplacement d'Anne Delvaux, partie tenter sa chance au CDH pour les prochaines élections, Nathalie Maleux prendra les commandes de l'information du week-end sur la RTBF. Soit du vendredi soir au dimanche soir, alors que son collègue continuera d'assurer la présentation en soirée la semaine.

Si son visage est déjà familier, c'est que cette jeune femme de 34 ans est apparue régulièrement au JT, lors d'éditions spéciales (cf. LLB du 13/4) ou en tant que "joker" attitré de Delvaux et de Brigode. Pour lui succéder à ce poste ingrat, la direction de la RTBF affirme vouloir prendre le temps de réfléchir. En attendant, ce sont les équipes du "12 minutes" (sur la deux vers 22 h 30) et d'"Au Quotidien" (sur la une à 18 h 45) qui combleront les possibles absences.

Comme tout le monde à la RTBF, Nathalie Maleux a été surprise par la décision d'Anne Delvaux... "On ne s'y attendait pas du tout. C'est évidemment triste pour la RTBF mais je respecte sa décision, comme je la respecte elle." A départ inopiné, décision forcément très rapide... "Tout va très vite. On n'a pas vraiment le temps d'être surpris... Je n'ai eu que quelques heures pour faire un choix. J'ai forcément hésité car une telle décision ne s'improvise pas, elle a des conséquences sur ma vie familiale. Mais je crois que l'on ne peut pas refuser une telle opportunité."

Une opportunité, pas une envie urgente pour cette journaliste décidée mais qui n'avait pas de plan de carrière. "Je n'en rêvais pas car, d'une certaine façon, je le faisais déjà lors d'événements spéciaux. J'avais une vie de journaliste très complète, très variée car j'adore être sur le terrain."

Si cette expérience a évidemment compté dans la décision de la direction de la RTBF, Nathalie Maleux devra faire contre mauvaise fortune bon coeur et quitter un peu moins Reyers... "Je ferai forcément moins de terrain mais ça ne veut pas dire que je n'en ferai plus. Je pense qu'il est important pour un présentateur de JT d'aller de temps en temps là où se passe l'action. La semaine prochaine, je serai par exemple en direct de Paris pour le premier tour des élections présidentielles."

Cette grande expérience du direct, en télé comme à la radio, peut aussi s'avérer un atout sur le plateau d'un JT. "Cela aide car cela donne une spontané ité dans l'écriture. Quand on est sur le terrain, on n'a pas de texte. On connaît son dossier et on tente de restituer les choses au spectateur le mieux possible, avec les mots qui viennent à l'esprit. Cela peut évidemment aider en cas de couac sur le plateau mais pas seulement. Je veux garder ce côté naturel. J'espère que le spectateur me suivra dans cette direction." Pas question pour autant pour elle de se mettre la pression à l'idée de remplacer la très populaire Anne Delvaux... "Je refuse de me poser cette question-là. Je ne cherche pas à faire mieux ou aussi bien qu'Anne. Je ferai à ma manière... J'espère que ça plaira. Mais on a tous un style, on ne l'invente pas. Je n'en changerai en tout cas pas parce que je suis devenue titulaire... " Au téléspectateur de se faire son opinion désormais.

© La Libre Belgique 2007