Médias/Télé

L'administrateur général Christian Druitte a ainsi confirmé qu'il n'est pas question pour la RTBF de sacrifier à la mode «loft story » et averti qu'elle «ne développera aucun concept d'émission portant atteinte à la dignite de l'homme ».

Les responsables de la RTBF ont aussi adressé un appel discret du pied aux décideurs politiques en attirant l'attention sur les défis techniques devant lesquels se trouve la RTBF. Ainsi, une expérience d'émissions de télévision en technologie numérique hertzienne est menée à Bruxelles à partir de la fameuse tour qui jouxte le boulevard Reyers et qui servit autrefois à l'Eurovision.

De même, si la RTBF est prête pour la diffusion d'une chaîne par satellite en direction de l'Europe et du nord de l'Afrique, elle n'attend que le financement prévu dans le futur contrat de gestion, a souligné M. Druitte.

La négociation du nouveau contrat de gestion liant l'entreprise culturelle publique au gouvernement de la Communauté française, qui doit aboutir à une signature officielle pour le 14 octobre, n'est pas sans influence sur les projets de la radio-télévision

En attendant, le Conseil d'administration de la RTBF doit se pencher le 30 août sur la dernière version du contrat proposée par le gouvernement.

Plusieurs dispositions font encore grincer les dents boulevard Reyers, comme la suppression de la publicité autour des émissions pour enfants ou la procédure de participation des Centres régionaux à la programmation, jugée fort lourde par l'administrateur général, qui souhaite notamment la présence des directions régionales à l'échelon de la décision.

Les responsables de la RTBF se montrent par ailleurs fort discrets sur la négociation des droits de retransmission de la prochaine Coupe du monde football en 2002. La télévision publique flamande VRT a obtenu les droits pour la Belgique et nous restons leur interlocuteur privilégié jusqu'au 30 août pour la partie francophone du pays, ont-ils expliqué.