"On n’est pas des pigeons" récidive

Aurélie Moreau Publié le - Mis à jour le

Médias/Télé

ÉMISSION DE CONSOMMATION issue de la réforme de l’info (2011), "On n’est pas des pigeons" a dignement remplacé l’émission qui la précédait (la bien nommée "Au quotidien"). C’est donc sans surprise qu’elle retrouve sa place dans la grille de rentrée pour une 3e saison, ce lundi 20 août, à 18h30 sur La une, après deux mois de "best of".

Outre quatre nouvelles séquences (décryptage des étiquettes, alternatives pour "consommer autrement", alerte conso, décodage du monde médiatique) et la fin (temporaire ?) des travaux inutiles du journaliste Samy Hosni, le producteur et présentateur Sébastien Nollevaux "prend les mêmes" et "recommence"

A part quelques aménagements, vous avez de grandes nouveautés à annoncer pour l’année 2012-2013 ?

Absolument Et absolument pas ! Non, on prend les mêmes et on recommence. On confirme, on re-signe et on persiste.

Pas de nouveaux chroniqueurs ?

Il y a des nouveaux chroniqueurs qui passeront, il y a des anciens qui seront là. Puisqu’on a des gens qui ont des cheveux blancs, mais on n’en a pas qui ont encore des boutons d’acné, je pense qu’il faut qu’on ait des jeunes. Donc, il y aura des jeunes qui vont passer sur le plateau, on va dire

Pourquoi ces nouvelles séquences ?

Comme ça, on touche tous les publics. "On n’est pas des pigeons" est une émission de 7 à 77 ans. Ce n’est pas nécessairement la réalité quotidienne des consommateurs que nous avons passée au crible, c’est plutôt en restant attentif. On a été interpellé, par exemple, par le media-scanning, en regardant un peu ce qui se fait à la télé. On s’est dit que, finalement, les gens voient des images, mais ne se rendent pas vraiment compte de ce qu’il y a dedans. Quand on voit le placement de produits ou des choses comme les images subliminales, il y a des choses qui sont mises finalement à l’insu du téléspectateur qui regarde un programme, alors qu’il croit voir un film ou un feuilleton et qu’il y a de la pub quand même. Donc, voilà, ce sont des trucs qui s’imposaient d’eux-mêmes. L’important, finalement, c’est de continuer à gratter dans tous les domaines.

Le nouvel objectif cette année sera-t-il de dépasser la moyenne des 250 000 téléspectateurs de la saison précédente ?

Si on y arrive, ce serait magnifique. Ce serait bien, on a déjà fait des chiffres sympas l’année dernière, et on va toujours essayer de faire mieux, mais on va surtout essayer de s’amuser et d’informer, c’est ça le principal.

La grande nouveauté, cette saison, sera la déclinaison radio sur Vivacité. L’émission radio sera-t-elle une émission à part entière ou une rediffusion de la version télé ?

Silence radio, je ne peux encore rien dire à ce sujet, pour l’instant, du moins.

Concernant le numéro zéro de France télévisions (librement inspiré de votre émission et d’ailleurs réalisé dans les studios de la RTBF), va-t-il atterrir cette saison en France ?

Je n’ai pas de nouvelles. Le seul truc que je sais, c’est que quand j’étais en vacances en France, j’ai lu un magazine où il y avait "France 2 travaille sur un projet d’émission conso qui s’appelle ‘On n’est pas des pigeons’". Voilà, c’était dans la presse en France cet été, mais je n’en sais malheureusement pas plus.

C’est plutôt flatteur pour vous, non ?

C’est méga-flatteur, évidemment, c’est sûr ! Ça veut dire que l’on fait un truc sympa et que même les grandes chaînes internationales s’y intéressent, c’est beau.

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