Médias/Télé Invité sur le plateau d' On n'est pas couché samedi soir, le jeune député de La République en Marche Gabriel Attal s'en est ouvertement pris aux étudiants qui manifestent leur mécontentement contre la nouvelle réforme de l'université.

"Quand des étudiants assument de bloquer des universités pour empêcher les autres étudiants de passer leurs partiels, je trouve que c'est une attitude égoïste et bobo", a-t-il déclaré.

Il ajoute: "Il y a des centaines de milliers d'étudiants qui travaillent pour payer leurs études et qui ne peuvent pas se payer une année d'étude supplémentaire."

Venu défendre le projet de réforme, le député LREM explique que "jamais autant de moyens n'avaient été donnés à l'enseignement supérieur: La nouvelle loi, c'est 1 milliard supplémentaire pour les universités".

Yann Moix a critiqué l'expression utilisée par Gabriel Attal : "Quelqu'un comme en mai 68, qui considère qu'il y a des dysfonctionnements et qui prend sur sa scolarité pour exprimer sa colère, c'est un bobo égoïste ? D'une certaine manière, vous dites qu'une partie d'individus empêchent les autres de faire leur travail. Mais Il y a une colère sous-jacente."


Depuis plusieurs semaines, des étudiants français bloquent l'accès à certaines universités partout dans le pays, pour protester contre les nouvelles modalités d'accès à l'enseignement supérieur. Ils s'opposent à la sélection à l'entrée à l'université et fustigent la loi présentée par Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur. Cette loi, relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants (ORE) modifie les conditions d'accès aux études supérieures. 

Du côté du gouvernement, on souhaite officiellement oublier le système du tirage au sort. Les détracteurs de cette loi, eux, estiment qu'il s'agit d'une sélection déguisée.

Les forces de l'ordre ont lancé vendredi matin une opération pour lever le blocage de l'université Tolbiac (qui dépend de l'Université Paris 1), lieu par excellence de la mobilisation étudiante.