Médias/Télé

Paris Match France (groupe Lagardère) avait déjà tenté à plusieurs reprises d’investir le marché belge en vain. Parce que les journalistes étaient des Français et parce qu’ils n’avaient pas de journalistes belges présents en Belgique. Ce n’étaient pas des Belges qui parlaient aux Belges " remarque Marc Deriez, rédacteur en chef de "Paris Match Belgique".

En revanche, en 2001, François le Hodey, administrateur-délégué du groupe IPM ("La Libre", "La DH", "La Tribune" et Twizz), rencontre Bruno Lesouëf, directeur général des publications Lagardère. Naît de cette rencontre le titre "La Libre Match" - intitulé qui devait " marquer l’ancrage belge de la nouvelle édition ". Le premier numéro est publié deux jours après les attentats du 11 septembre 2001. " Le défi était - outre de gagner des lecteurs - de réussir à maintenir le prestige du magazine et sa ligne éditoriale centrée sur les grands reportages, les enquêtes, les scoops, les exclusivités et les people tout en apportant aux Belges un supplément de proximité."

Ce n’est pourtant qu’en 2006, que "Paris Match Belgique" parvient à nouer un véritable lien de " proximité et de chaleur " au terme d’un sérieux lifting. Un nouveau rédacteur en chef, Marc Deriez, succède à Patrick Haumont et le numéro 317 affiche à nouveau l’enseigne "Paris Match".

" Jusque là, les gens assimilaient ‘La Libre Match’ à un magazine de belles photos et de beaux reportages. Tout le monde avait compris qu’il s’agissait de l’édition belge mais il lui manquait cette chaleur que la nouvelle rédaction est parvenue à amener dans le traitement éditorial du magazine et des sujets. Notamment grâce à de nouveaux journalistes d’investigation qui pouvaient travailler sur le terrain belge, comme Michel Bouffioux qui avait traité l’affaire Dutroux. La télé nous a aussi mis beaucoup en avant. Je venais d’un magazine télé (Ciné Télé Revue, NdlR) et j’avais donc beaucoup de contacts avec les chaînes télé qui m’ont fait confiance ."

Depuis, le titre vantant jadis "le poids des mots, le choc des photos" affiche une santé presque indécente au regard de la situation économique préoccupante de la presse. En 2010, le titre est couronné "Meilleur média de l’année" par les Merit Awards pour " la qualité de son ancrage réussi chez nous et ses résultats exceptionnels " : + 72 % d’audience en deux ans et + 40 % de ventes - principalement au numéro. " De 2010 à 2011, nous avons par ailleurs enregistré 125 000 nouveaux lecteurs et l’année 2012 enregistre déjà une croissance de 8 %. A la dernière vague Cim nous touchions environ 350 000 lecteurs. Pour la suivante, nous espérons en toucher 400 000. La diffusion a pratiquement doublé par rapport à 2006 et tous nos investissements publicitaires sont également en hausse ."

Actualité nationale et internationale, scoops et exclusivités en images, le magazine a également une facette people et "show-biz" très affirmée. La vie des célébrités et les clichés des paparazzi constituent une partie majeure de sa ligne éditoriale. Ses reportages sur l’affaire Dutroux, Joëlle Milquet, Justine Henin, l’affaire Cools, Laetitia Delhez, Elio Di Rupo, les Russo, Guantanamo, etc. ont souvent créé la polémique.

Aujourd’hui, "Paris Match Belgique" vend son 547e numéro et a écoulé plus de 25 millions d’exemplaires depuis son lancement, le 13 septembre 2001.