Médias/Télé L’enfer de Laura, violée, dans un drame captivant. La Une, 20h30.

L’histoire commence comme toutes les soirées romantiques qui finissent mal. Laura, commissaire-priseur respectée, passe un moment agréable au restaurant avec Guillaume Muller, séduisant galeriste pour lequel elle a conclu une belle vente. Ensuite, il l’invite à prolonger la soirée dans sa maison de campagne. L’homme marié se montre irrespectueux, ce qui presse Laura à s’enfuir. Retenue de force, elle subit un viol traumatisant.

Tout de suite, Laura confie à Guillaume qu’elle portera plainte contre lui, sans savoir encore que sa femme s’est fait assassiner pendant qu’elle subissait l’acte violent. Pour se disculper du meurtre, le mari infidèle préfère avouer le viol. Seulement, dans la tête de Laura, la vengeance prévaut. Elle préfère alors mentir à la police et au juge, affirmant l’avoir quitté après le restaurant. Enfermée seule avec la vérité, la victime subit peu à peu les traumatismes du viol. Cauchemars, crises d’angoisse, perte de confiance et de repères, Laura Wagner plonge en enfer et persiste dans son mensonge.

L’emprise du mensonge

Porté par un beau trio de comédiens (Elsa Lunghini, François Vincentelli et Patrick Ridremont), Parole contre parole est un drame policier glaçant mais captivant. On suit la lutte de Laura, magnifiquement interprétée, qui tente de survivre face aux démons qui la hantent depuis la nuit du drame, parallèlement à l’enquête de l’inspecteur Besson qui décèle son double jeu. Le téléfilm inédit, coproduit par la RTBF, évoque avec réalisme le combat des victimes de viol et l’emprise du mensonge au quotidien.

Laura n’est pourtant pas seule. Ses trois meilleures amies lui courent après, essaient de faire tomber le masque, mais se heurtent à une porte fermée. Au bout de ce terrible tunnel, la lumière arrive peut-être enfin...