Médias/Télé

Ils ont été ou sont encore celles et ceux qui, chaque jour, apparaissent sur les écrans de La une pour livrer l'actu en une. Bien moins starisés que leurs homologues français, ils n'en sont pas moins des figures emblématiques de chaque "grand-messe" de l'information sur la chaîne publique. On connaît leurs habitudes vestimentaires, leurs manies (sourires en coin ou simplement charmeurs), leur sens de l'humour et de la repartie, etc. Des familiers, en somme.

Réunis pour la première fois sur un même plateau, ils seront huit ce vendredi soir pour célébrer le demi-siècle de "leur" JT dans une confrontation ludique cornaquée par Maureen Louys et Jonathan Bradfer. Une belle occasion de découvrir d'autres facettes de ces "pros de l'info". Et de voir si leurs têtes sont aussi pleines que bien faites... Mais sans se prendre la tête !

Deux camps, donc, pour une joute calquée sur l'émission "Génies en herbe". A votre gauche, quatre "crocodiles" du JT de 19h30 : Jean-Jacques Jespers, René Thierry (le plus drôle, à l'évidence !), Françoise Palange et Jacques Bredael. A votre droite, quatre "petits jeunes" : Thierry Bellefroid, Anne Delvaux, Nathalie Maleux et François De Brigode.

Mis à l'épreuve

Durant près de deux heures (un peu longuet, non ?), ces huit mousquetaires de l'info passent une dizaine d'épreuves de culture générale balayant, 50e anniversaire du JT oblige, l'actualité de ces cinquante dernières années.

Sans vous dévoiler l'équipe victorieuse, ni la teneur des questions, voici tout de même un petit aperçu des performances des uns et des autres. En matière de cinéma, Jean-Jacques Jespers coiffe d'emblée François De Brigode, pourtant grand consommateur de cinéma (il s'y rend deux à trois fois par semaine !). Au rayon "littérature/bande dessinée", c'est, sans surprise, Thierry Bellefroid qui fait preuve de la plus grande aisance. Et pour cause : le titulaire du JT de la mi-journée, par ailleurs romancier, engloutit dix BD et trois à quatre romans par semaine.

L'épreuve de l'invité mystère ne résiste pas à René Thierry. Elle nous vaut aussi la rediffusion d'une séquence mémorable en compagnie de Jacques Bredael. Pour le "zapping musical", l'équipe des anciens se plante complètement (U2, Johnny Clegg, Corneille... ? Connaissent pas !), alors que les "nouveaux" cartonnent.

Epreuve typiquement ertébéenne lorsque, au bout du fil, quatre téléspectateurs posent une question aux deux équipes. On vous donne juste leur prénom : Jean-Michel, Elio, Joëlle et Didier. On enchaîne avec les inévitables archives ("Thatcher, c'est quand qu'elle a quitté Downing Street ?") et des portraits (où on apprend que Jean-Jacques Jespers a eu des nouvelles récentes de Pierre-Alain Volondat). Plus amusante et touchante est l'épreuve sur le langage des signes, composante indissociable de l'histoire (récente) du Journal télévisé. Plus intime, ensuite, avec le kaléidoscope des photos de présentateurs du JT alors qu'ils étaient encore en culottes courtes. Et on ne vous parle pas des "insolites" (avec l'unique fou rire d'Anne Delvaux à l'antenne) et des "relais", ultimes épreuves avant le bouquet final des "100 secondes". And the winners are... ?

Pour rappel, on retrouvera les mêmes huit présentateurs, et beaucoup d'autres (Robert Stéphane, Luc Beyer, Georges Moucheron, etc.), le 8 novembre à l'occasion d'une grande soirée d'anniversaire du JT. Une soirée à déguster telle une madeleine de Proust, dit-on au boulevard Reyers. A vos magnétos et mouchoirs !

© La Libre Belgique 2006