Médias/Télé

Une chronique de Pierre-François Lovens.

D’abord et avant toute chose, avoir un bon collectif ! Prenez l’Italie… Honnêtement, hormis "Gigi" Buffon, la Squadra Azzurra ne compte plus dans ses rangs de véritables stars du ballon rond. Les Del Piero, Pirlo et Totti, c’est fini. La vraie vedette, on l’a dit et répété au cours des dernières heures, c’est désormais l’entraîneur, Antonio Conte. Il est l’architecte, le chef d’orchestre, le maître à (faire) jouer. Le Maestro. Le type capable de vous préparer une "bolo" come a casa à partir d’ingrédients ordinaires.

En Belgique, ce pays où l’union fait la force, nos star(eke)s et leur coach ne sont même plus aptes à faire monter convenablement une bonne "mayo"… Soit. On laissera à nos collègues et confrères sportifs le soin d’autopsier Marc Wilmots et ses Diables Rouges. Mais si Willy, Kevin ou Romelu ont un peu temps devant eux, d’ici leur affrontement avec l’Eire, samedi, on leur recommande chaudement de jeter un œil sur Bleu, Blanc, Mag*** , le magazine dédié quotidiennement, sur La deux, à l’actu de l’Euro 2016.

Ils y apprendront, entre autres choses, les ingrédients qui font la force d’un collectif.

Bon, l’auteur de ces lignes - observateur (critique) des médias et amateur de (bon) foot - ne s’est jamais privé de dire tout le mal, et le bien, qu’il pensait des "gens de la télé". Surtout s’ils œuvrent sur une chaîne publique. Prenez Benjamin Deceuninck… Outre qu’il sait de quoi il parle (pour l’avoir pratiqué à un niveau plus qu’honorable du côté de l’Excelsior de Mouscron), "Benja" incarne quelques qualités journalistiques qui font honneur au service public. Fin 2007, déjà, alors qu’il secondait son patron Michel Lecomte à la présentation de "Studio 1" (qui deviendra, par la suite, "La tribune"), nous l’avions épinglé comme l’un des artisans d’"une équipe et d’une formule qui gagnent". Comme quoi… Près de dix ans plus tard, l’ex-gardien de but a pris du galon. Désormais, c’est lui le chef d’orchestre des soirées foot à la RTBF.

Il a quitté les perches de l’Excel et le perchoir de "Studio 1" pour occuper le poste stratégique de meneur de jeu. Et il excelle, le "beau gosse" du service des sports. Il est à la manœuvre avant, pendant et après les rencontres. Tous les ballons du petit ou du grand "débriefing" passent par lui. Mais ne comptez pas sur lui pour le monopoliser. Son truc, c’est de faire jouer son équipe composée de consultants (sélectionnés avec pertinence), de collègues (en studio ou en direct des stades), d’invités.

Il orchestre les interventions des uns et des autres, le lancement des séquences enregistrées, les réactions à chaud. Le jeu est fluide, il progresse, s’anime. Il y a du tempo.

Allez Willy, Kevin et Romelu, il n’est pas trop tard de bien faire…