Médias/Télé

Les allées du MipTV sont plus calmes cette année Signe évident que la crise donne ses premiers effets et, qu’un peu partout dans le monde, les chaînes de télé ont décidé de se serrer la ceinture.

Responsable des achats documentaires pour la RTBF, Claire Colart confirme à demi-mots et partage l’inquiétude des producteurs belges et français face au gel des financements suite à la suppression de la publicité à France Télévisions. Responsable des ventes pour le Centre de l’audiovisuel à Bruxelles et Wallonie Image Production (qui a offert récemment des petites perles comme "Demain, j’irai mieux" ou "Mémoire d’envol"), Thierry Detaille confirme cette crainte. Tous deux restent cependant optimistes quant à l’avenir du documentaire au lendemain du Mipdoc qui s’est clôturé dimanche à Cannes. Selon Claire Colart, face à un monde de plus en plus complexe, la soif d’information et d’explication est toujours plus grande. Au Mipdoc, le thème de la crise n’a pas encore eu le temps de faire son apparition mais les projets commencent à fleurir. Le développement durable a encore la cote, même si le filon semble s’étioler pour l’acheteuse de la RTBF : "Je ne suis tombé sur rien où je me suis dit : il faut vraiment que je l’achète.". En revanche, Thierry Detaille a enregistré un accueil très enthousiaste pour deux films consacrés aux thématiques écologique : "R.A.S. Nucléaire, rien à signaler" d’Alain de Halleux consacré à la libéralisation de l’énergie nucléaire et "Les damnés de la mer" de Jawad Rhalib sur les conséquences de la pêche industrielle pour les pêcheurs marocains