Roularta coupe des têtes au "Vif"

P.-F. L. Publié le - Mis à jour le

Médias/Télé

La direction du groupe de médias Roularta n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. Avertis la veille par SMS (!), quatre journalistes du "Vif", premier hebdomadaire francophone belge d’informations, ont été licenciés hier matin.

Les personnes licenciées sont des figures marquantes de l’hebdo : Dorothée Klein (rédactrice en chef), Isabelle Philippon (journaliste politique de renom), Pascale Gruber (présidente de la Société des journalistes) et Elisabeth Mertens (chef du service "culture"). Le poste de rédacteur en chef a été confié à Christine Laurent, qui dirigeait le "Weekend-Le Vif/L’Express". "Il s’agit d’une réorganisation interne. Il y avait des problèmes de confiance entre la rédaction et la rédaction en chef", justifiait hier Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta Media Group, auprès de l’agence Belga.

Ces changements ont suscité l’indignation et l’incompréhension au sein de la rédaction du "Vif", désormais composée de huit journalistes. "Il s’agit de quatre journalistes expérimentées, qui n’étaient nullement en opposition avec la rédaction en chef et qui étaient en phase avec le projet éditorial. C’est une décision arbitraire et brutale", nous expliquait hier un porte-parole de la Société des journalistes (SDJ).

Une rencontre avec Rik De Nolf, patron de Roularta, n’a pas permis d’infléchir la décision. Et encore moins d’en comprendre la motivation (économies ou mise à l’écart de prétendues "contestatrices" ?). En début de soirée, la SDJ du "Vif" a décrété un arrêt de travail, soutenu par l’Association des journalistes professionnels et la CNE.

P.-F. L.

Facebook

Ailleurs sur le web

Les + consultés de la semaine

cover-ci

Cover-PM