Médias/Télé

Le 26 janvier dernier était jour de grève partielle sur les ondes de la RTBF, entraînant des perturbations dans les programmes de VivaCité et de La Première. Ce jour-là, au journal de 8 heures, la RTBF fit diffuser un communiqué dans lequel «la direction et le personnel non gréviste» présentaient leurs excuses aux auditeurs pour les désagréments, ajoutant que l'action syndicale (CGSP-Bruxelles) était indépendante de leur volonté... Journaliste radio depuis 1984 au centre RTBF de Liège, Michel Grétry bondit en entendant le communiqué. Et il ne fut pas le seul au sein d'un personnel en pleine agitation sociale contre la direction. En cause: la formule utilisée laissait croire à un soutien de tous les employés non grévistes aux thèses de la direction dans le conflit en cours. Dès le 28 janvier, Michel Grétry adressait un courrier à Jean-Paul Philippot, administrateur général, exigeant que La Première diffuse un droit de réponse. Une demande rejetée par M.Philippot. Fin de l'histoire? Pas du tout! Convaincu de la légalité et de la légitimité de sa démarche (soutenue par de nombreux collègues), Michel Grétry a introduit une requête en référé auprès du Tribunal de première instance de Bruxelles afin d'ordonner à la RTBF la diffusion du droit de réponse. Les deux parties se retrouveront au tribunal le 25 mars...

© La Libre Belgique 2005