Médias/Télé

Le ministre francophone des Médias, Jean-Claude Marcourt (PS), s’est présenté mardi matin devant la Commission parlementaire chargée de déposer, d’ici l’été, des recommandations dans le cadre de la négociation du nouveau contrat de gestion (2018-2022) de la RTBF. 

M.Marcourt y a fait un exposé sur la "note d’intention" - dont nous avions révélé la teneur le 18 mars - avalisée la semaine dernière par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Alors que plusieurs députés souhaitaient obtenir quelques éclaircissements de la part du ministre, celui-ci a refusé de leur répondre. "Il ne vous est pas demandé d’approuver ou de rejeter la note d’intention. Il vous est demandé de remettre des recommandations. Je ne répondrai donc pas à vos questions", aurait affirmé, en substance, Jean-Claude Marcourt.

Cette position du ministre n’a pas franchement plu à certains députés. "C’est fort mal parti, déplorait Olivier Maroy (MR). Non seulement le ministre Marcourt a remis sa note avec 28 jours de retard mais, en plus, il refuse de nous donner de simples précisions sur le cadre de la négociation fixée par le gouvernement !". Et l’ex-journaliste de la RTBF de se demander si le ministre des Médias tiendra "vraiment" compte des recommandations des parlementaires lorsqu’il ira négocier le contrat avec Jean-Paul Philippot, le patron de la RTBF. Au cabinet du ministre Marcourt, hier soir, on avait des mots très durs contre l’attitude jugée "très populiste" de l’opposition MR. "Le ministre Marcourt respecte scrupuleusement la procédure définie par décret".

Ce jeudi, les députés entameront leur marathon d’auditions publiques avec M. Philippot et Jean-François Raskin (président du conseil d’administration de la RTBF). Le 25 avril, ce sera au tour du Conseil supérieur de l’audiovisuel d’être auditionné. Au total, une vingtaine de personnes et d’organisations ont demandé à être auditionnées. Le rapport de la Commission des médias doit être bouclé pour le 4 juillet.