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Son stress est sans doute monté d'un cran, jeudi vers 19h au moment de l'annonce officielle aux équipes. En abordant le 19h30 ce jeudi soir, Nathalie Maleux étrennait en effet son titre de titulaire des journaux télévisés du week-end à la RTBF. Une consécration pour celle qui, jusqu'ici défendait chèrement le titre de joker d'Anne Delvaux et François De Brigode.

D'aucuns diront que ce n'est que justice et que cette décision confirme tout le bien qui a pu être dit et pensé de la jeune journaliste liégeoise entrée à la RTBF en 1996. Diplômée en journalisme à l'ULB et titulaire d'une agréation de l'enseignement secondaire de la Communauté française, elle est la maman d'un petit Matisse.

Née à Waremme, près de Liège, en 1973, elle fait ses tout premiers pas à la radio libre de Malmedy avant de rejoindre le Centre radio de la RTBF-Liège où elle présente les infos de Liège Matin. Une excellente école pour apprendre à gérer le stress des infos de dernière minute, les impondérables et autres couacs techniques.

De 1998 à 2000, elle fait ses armes en tant que reporter de terrain à Liège pour le compte du Journal Télévisé. D'aucuns s'y souviennent encore de sa "maîtrise pour aborder la délicate catastrophe de Stavelot", son premier reportage à chaud.

Cap sur Bruxelles en 2000 où elle ajoute aux reportages de terrain la présentation ponctuelle des JT de 13h et 19h30. Nombre de ses collègues louent sa bonne humeur et son bon caractère, "une vraie gentille qui ne se prend pas la tête".

Présentatrice régulière des pages spéciales du JT, elle semble rompue à l'exercice du direct : Le bois du Cazier, l'expo "Made in Belgium", Berlin, etc. Remarquée lors de duos électoraux avec Olivier Maroy, elle figurait également au sein de l'équipe des "Génies du JT" lors que la jeune génération affronta l'ancienne pour le 50e anniversaire du JT.

L'opinion publique est versatile : ceux qui hier juraient que la blondeur d'Ophélie Fontana la plaçait en tête de la course à la titularisation seront sans doute les mêmes à faire remarquer que la remplaçante d'Anne Delvaux partage avec elle une même nuance capillaire. Soit.

Ne pas tergiverser

Une chose est sûre : en posant ce choix hier, la direction de la RTBF a voulu couper court à tout risque de flottement après l'annonce du départ de sa présentatrice vedette à la popularité sans égale. L'idée, sans doute en partie rassurante, de profiter de la période préélectorale pour tester différents (jeunes) talents, semblait difficilement tenable pour un JT en pleine consolidation de ses audiences et soumis à très forte concurrence du côté de RTL-TVI. Le choix d'une titulaire dès ce vendredi - défendu par le rédacteur en chef Benoît Moulin et le directeur des antennes Yves Bigot - a prévalu. Ainsi la RTBF sera-t-elle mieux à même d'aborder les échéances à venir. Quant à Nathalie Maleux, passionnée de décoration intérieure, gageons qu'elle donnera son avis sur la "forme" de la refonte du JT au- tant qu'elle oeuvrera à son fond...