Médias/Télé Christophe Deborsu revient sur le débat lors duquel Emmanuelle Praet a tenu ses propos sur les gilets jaunes et qu’il animait.

Que vous a inspiré le tweet de Zakia Khattabi durant l’émission ?

"Je n’ai pas eu l’occasion de regarder mon GSM durant l’émission. Il est arrivé très souvent que des politiques réagissent à notre émission, et j’espère que ça arrivera encore. Sinon, cela veut dire que notre émission n’est pas relevante."

Quelle est la limite de ce qui est acceptable ?

"Tant que cela ne contrevient pas aux bonnes mœurs, il n’y a aucun problème. Du choc des idées jaillit la lumière."

Et si un politique appelait directement Philippe Delusinne, patron de RTL Belgique ?

"Zakia Khattabi dit clairement qu’elle ne l’a pas fait et je n’ai aucune raison de penser le contraire. Après, heureusement que les gens se téléphonent, parlent ! Il faut maintenir le dialogue."

Il n’y a jamais de pressions des partis ?

"Il y a des discussions. Plein ! Chacun est dans son rôle. Ça n’empêche pas qu’à un moment, quelqu’un dise : holà, c’est bien qu’on se soit parlé mais moi je vois les choses de cette façon-là. La pression n’existe que si on se laisse presser. Je n’ai pas eu le sentiment, dans toute ma carrière, que ce soit le cas."

Certains estiment que vous auriez dû modérer les propos d’Emmanuelle Praet.

"C’était un moment très spécial dans le débat pour un modérateur, après plus d’une heure de sujet sur les gilets jaunes. Quand elle prononce la phrase, je me dis : houlà… Mais en même temps, je dois passer au débat suivant. Je me dis : ne reprends pas la discussion, continue. On peut me dire que j’aurais pu arrêter le débat… Je l’avais déjà fait 20 secondes auparavant. Cette décision se prend en 2 secondes."

Vous regrettez de ne pas l’avoir fait ?

"Ce n’est pas que je le regrette… Car je continue à penser que les gens ont les clés suffisantes pour récuser les propos. Si je l’avais fait, peut-être que cela aurait été différent… On ne le saura jamais."