Médias/Télé

Cela va plutôt bien pour les Frères Taloche. Ce soir, ils présentent le dernier «Signé Taloche» de la saison autour d'Henri Salvador mais le premier de la saison prochaine, en septembre est déjà dans la boîte, comme on dit. Un...signe indubitable d'un succès grandissant qui se confirme d'ailleurs de jour en jour. «C'est vrai que cela ne marche pas trop mal pour nous» explique Vincent Taloche au bout de son portable coincé dans un embouteillage aux environs de ...Bâle.

«Nous terminons de jouer à Mulhouse avant Lille ce week-end, une tournée qui nous fait visiter la France entière depuis notre spectacle parisien». Entre les coups, les Taloche continuent à faire de la télévision. Mais à leur rythme.

La RTBF, qui voit chaque fois, les audiences tourner autour des 30 pc de parts de marché, aurait effectivement voulu voir s'intensifier le nombre des émissions au point d'en faire une mensuelle. «Nous avons refuser, d'abord parce que nous n'avons pas le temps, ensuite parce que nous avions peur de lasser le public. On n'a pas l'ambition de devenir un Lagaf'» précise le cadet. On a donc transigé de part et d'autre pour finalement aboutir au même nombre d'émissions, quatre ou cinq par saison, mais allongées de 25 minutes, soit 1h25 au total.

La success-story ne s'arrête pas là puisqu'après la formidable réussite du portrait de Bourvil, une nouvelle proposition vient d'être acceptée par la RTBF, la TSR et Arte: un portrait fouillé de Louis de Funès toujours produit par Pierre Dupont. «Les extraits de film sont tellement chers qu'il faut toujours passser par une coproduction mais cette fois les partenaires ont compris qu'il fallait donner du temps au temps.»

Un leitmotiv que les Frères Taloche connaissent bien et qui fait toute l'originalité de leur concept très apprécié par les artistes. Par conséquent le portrait du De Funès sera diffusé... quand il sera prêt.

Si c'est l'année prochaine, cela coïncidera avec le dixième anniversaire de la constitution du fraternel duo. Philippe Luthers planche sur une spéciale pour février 2002 où l'on devrait revoir les numéros qui ont fait le succès des Taloche comme l'ineffable mime de «J'ai encore rêver d'elle».

L'occasion rêvée pour célébrer cet anniversaire avec le public belge qui n'a plus eu l'occasion de voir les Taloche en scène depuis pas mal de temps. Heureusement qu'il y a la télé.

© La Libre Belgique 2001