Médias/Télé

Cette fois la rupture entre RTL et Stéphane Rosenblatt est bel et bien consommée. Partant du constat selon lequel les “conditions de confiance et de loyauté qui doivent présider à leur collaboration” ne sont plus rencontrées, RTL Belgium a mis fin de manière unilatérale au contrat qui la liait à son ancien directeur de la télévision.

Une "rupture de confiance" qui est le résultat des diverses actions en justice intentées par M. Rosenblatt ces dernières semaines. A savoir : une action en référé pour laquelle il a été débouté (mais il a interjeté appel) et une action sur le fond qui est toujours en cours. Le fait qu’il ne s’agit pas d’un licenciement prive, en principe, Stéphane Rosenblatt de son droit à une indemnisation… Sauf si l’action intentée sur le fond tranche en sa faveur.

Les répercussions du "plan Evolve"

Cette décision représente un choc pour les équipes en place car nul ne nettait en doute les connaissances immenses ni l'aura de Stéphane Rosenblatt dans la profession. Dans l'intervalle, Philippe Delusinne, le CEO de RTL Belgium, assure l'interim mais il faudra très rapidement désigner un successeur à Stéphane Rosenblatt d'autant que la rentrée n'est plus qu'à quelques semaines d'ici.

Deux noms circulent pour le remplacer: celui de Georges Huercano, en charge des magazines, et celui de Laurent Haulotte, directeur de l'information. A moins, bien sûr, que l'on assiste à l'entrée en lice d'un "outsider".

Cet épisode brutal apparaît comme le point d'orgue des nombreux remous provoqués par le plan "Evolve" qui a déjà coûté leur emploi à 88 personnes dans l'entreprise et provoqué les récentes dissenssions ente Philippe Delusinne et Stéphane Rosenblatt lorsque ce dernier a été "délesté" de ses prérogatives sur le contenu de la radio bel RTL… Sa volonté de retrouver l'ensemble de ses attributions (en radio et en télévision) était à l'origine de ses deux actions en justice à l'encontre de son employeur.