Médias/Télé Ca y est. Les trois semaines sans publicité infligées par le CSA à l'émission "Touche pas à mon Poste" sont écoulées. Mais pas sans conséquence. 

La sanction a été prise il y a un mois environ par le CSA (Conseil supérieur de l'Audiovisuel) français : trois semaines sans revenus publicitaires pour TPMP. Cette sanction faisait suite à deux dérapages qui ont eu lieu fin 2016 (une caméra cachée avec un faux mort et un geste déplacé de Cyril Hanouna envers une de ses chroniqueuses). 

"Cette sanction amènera 5 à 6 millions d'euros de perte" avait annoncé Cyril Hanouna sur le plateau de son émission, où il suppliait le CSA de retirer sa punition. Finalement, le manque à gagner serait deux fois plus important : 10 millions d'euros, selon les dernières estimations de la chaîne C8. 

Avec ces diverses polémiques, l'image de "l'avant-soirée" de C8 est clairement abîmée. La chaîne se veut, pourtant, rassurante : "L'audience de la case n'a pas baissé et les annonceurs reviennent" relaie Le Parisien, sur son site. 

Alors que "La Télé même l'été" a remplacé l'émission "Touche pas à mon Poste" durant les vacances estivales. La question est sur toutes les lèvres : quel sera l'avenir de TPMP à la rentrée? 

En effet, une nouvelle sanction doit tomber mi-juillet, concernant un canular téléphonique jugé homophobe et qui a récolté un nombre record de plaintes (plus de 40.000). La punition du CSA devrait être encore plus lourde. On parle d'une suspension temporaire de l'émission. 

C8 pense, dès lors, à un plan B 

La chaîne contrôlée par Vincent Bolloré prépare, peut-être, une toute nouvelle émission afin de remplacer TPMP de la grille horaire. Elle serait, bien entendu, toujours animée par l'animateur vedette, Cyril Hanouna. Si TPMP reste dans la grille, il reviendra à Agathe Rouland, la nouvelle productrice artisitique, de redorer l'image de l'émission suivie par des milliers de téléspectateurs. 

Autres changements prévus : un nouveau plateau plus petit et un nouveau générique sont attendus. Les chroniqueurs, quant à eux, seront moins nombreux afin de mieux décrypter les médias.