Médias/Télé

C'est au sommet de l'Atomium que «Label One» prendra son envol cet été. Pour la cinquième saison consécutive, l'émission musicale de Télé-Bruxelles aide les jeunes interprètes belges à sortir de l'ombre. Des groupes tels que Starflam, Hooverphonic et Kyo y ont d'ailleurs fait leurs premiers pas.

Cet été, Marie-Christine Maillard recevra chaque dimanche cinq artistes dans l'une des neuf sphères de l'Atomium: «La musique a toujours été ma passion, souligne l'ex-présentatrice de RTL-TVI. Les jeunes artistes ont du mal à se produire. Cette émission représente un défi pour une chaîne régionale, et plus particulièrement pour moi, de parvenir à faire connaître de nouveaux talents.»

De son côté, Mélissa Israël présentera «Label One Back Stage» pendant la semaine. Après avoir chanté sur le plateau de l'Atomium, les artistes auront l'occasion de discuter de façon informelle avec la présentatrice en coulisses. Les candidats sont bien sûr nombreux à se présenter: «Certains interprètes nous sont recommandés par les maisons de disques, d'autres envoient leur candidature. Ils doivent présenter une composition originale, et nous les choisissons sur la qualité de leur musique » explique Mélissa Israël.

Une chaîne de découvertes

TLB encourage aussi les jeunes talents au niveau visuel. Depuis près de cinq saisons, l'émission «Coup de Pouce» diffuse les courts métrages de réalisateurs bruxellois peu connus. Animations, fictions, reportages, les productions sont variées, mais les sujets reflètent toujours les préoccupations des jeunes. Par exemple, Planets est un court métrage d'animation sur le thème du racisme. Sélectionné au concours vidéo européen «Civis», il sera diffusé samedi.

Fondée en 1985, Télé-Bruxelles se définit comme une chaîne de découvertes pour tous: elle permet aux Bruxellois de connaître de nouveaux personnages ou endroits, et les touristes s'y familiarisent avec la vie locale. Deux mots d'ordre: multiculturalité et proximité.

En effet, comme l'indique Michel Huisman, directeur général de la chaîne, «la proximité apparaît comme le meilleur moyen pour cerner les diversités culturelles. Chaque sujet que nous produisons se veut proche des gens.» Un challenge pour une chaîne qui a fait son entrée dans la cour des grands.

© La Libre Belgique 2003